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Et pschiiiiit….
Tout était prêt. Y avait plus qu’à. Van Hamme avait tout préparé en amont pour faire du dantesque. Et pschiiiiit.
Mettons vite de côté le dessin de Rosinski qui, comme toujours, est sublime. D’ailleurs, la couverture est splendide.
Et, parlons de l’histoire. Combien de deus ex machina, combien de hasards heureux, combien de morts faciles, pour arriver au duel final ? Pourquoi Thorgal veut se barrer en plein milieu alors qu’il sait depuis deux albums qu’il a un lien direct avec ses faux dieux ? Pourquoi le méchant (encore un) se lie d’amitié avec Aaricia pour l’emmener partout avec lui ? Comment Tjaal fait pour se pointer en plein milieu du sacrifice ? Et comment Haynée fait pour parler à Thorgal ????Elle n’est pas morte ???? Ce n’est pas juste qu’une statue ???? Et comment elle lui donne des pouvoirs de déplacements alors qu’elle est morte et qu’elle n’est qu’une statue ?????
Bref, Van Hamme se prend les pieds dans tous les tapis de Mayaxataal.
Le final, lui, refais sens après un festival de n'importe quoi. Le duel qu’on attendait tous est à la hauteur. Et l’histoire est relancée car, en effet, il manque un album pour clôturer cette histoire qui malgré tout est une excellente histoire popcorn.
Mais, désormais, rien de plus que ça
D’abord Rosinski, toujours. Comment un maestro peut-il avoir tant de maitrise ? L’eau, le désert, le ciel, les tropiques, les vallons humides. Rosinski est un maitre absolu. Tout est palpable jusqu’à la goutte d’eau dans chacune des cases. Et Rosinski dessine aussi les hommes et leurs âmes autant que les grands espaces. Sublime et magnifique, chaque case est une œuvre d’art.
Ensuite Van Hamme qui orchestre avec talent un drame familial dans une guerre fratricide de civilisation. L’intime s’orchestre dans le grandiloquent. Van Hamme nous offre une œuvre popcorn généreuse et gloutonne ou il mélange les genres avoir un vrai savoir-faire lui aussi.
Il y a un peu de redite dans cet opus, et, peut-être, un peu trop de verbeux. Mais ce défaut ouvre grand à la suite qui, on le sent, devrait être homérique dans l’intime. Van Hamme a posé tous les jalons. Les personnages sont tous en place avec leurs failles, leurs douleurs, leurs colères et leurs richesses.
On sent bien que les opus suivants et qui clôtureront cette magnifique fresque seront dantesques.
Voilà mon dernier Thorgal. J'ai continué d'acheter la série sans avoir eu le temps de la lire, depuis Moi, Jolan jusqu'au tome 43. Pareil avec les séries parallèles. Et donc j'ai tout lu (relu pour certains) depuis Barbare. Et ben, quelle descente aux enfers scénaristiques !! Sente s'était fait allumé à la reprise de la série, mais que dire de Yann ?
Tout n'est pas à jeter, heureusement, mais on est bien en dessous des cycles orchestrés par Van Hamme...
La Selkie sera donc mon dernier. Je continue tout de même Thorgal Saga, qui a du bon et du moins bon, mais qui tient la route, avec différents auteurs dont on devine une vraie envie de rendre hommage au Viking.
Et donc j'arrête les frais (dans tous les sens du terme !) avec ces albums creux, pour ne pas dire vides. Pis, ça m'évitera de tomber sur le fils du forgeron au blase de... Lanfeustsonn (sérieusement ?).
Sans compter les jurons (à quand un bon "par la braguette ouverte de Zhobalère" ?).
Bref, vaut mieux jeter l'éponge ici (et je ne parle pas que pour moi ou tout autre lecteur, ça s'adresse aussi aux auteurs : mais bon, pas simple de stopper l'exploitation d'un filon pareil, ha tiens, ça me rappelle vaguement quelque chose, est-ce que la Déesse d'Ambre cacherait un message ??)
Voici le vrai tome qui débute la saga Qa. Les archers n’étaient qu’une mise en bouche. Et forcément Van Hamme doit tout expliquer avant d’envoyer la sauce. Evidemment c’est verbeux donc et il y a des technologies prétextes pour que les lecteurs comprennent le tout.
Il n’empêche. C’est foisonnant d’idée. Il y a une bataille aérienne épique et une multitude de petites histoires qui pointent leurs bouts de nez et, qui, très vite intégreront la grande. On le ressent dans chacune des planches superbes de Rosinski qui manie les ombres et les lumières, les couleurs et les atmosphères avec une grâce folle, un génie rare.
Car Van Hamme a envie de raconter autre chose que le viking, il nous amène en Amérique du sud pour libérer tout son imaginaire. Et, en même temps, on sent que cela ne déborde pas, que c’est maitrisé. Qu’une histoire qui va compter dans le 9ème art pointe le bout de son nez.
Rosinski et Van Hamme sont gourmands et nous invitent à leur table. Et ça risque d’être succulent.
Un autre bon album. Ce que j'ai surtout aimé ici, c'est là où l'histoire va finir par nous amener. J'aime ce concept de mémoire oubliée, ça donne vraiment envie de lire la suite! Thorgal, qui est pris avec Kriss, se rend compte qu'il n'aurait jamais dû abandonner sa famille. Mais bien sûr, revenir chez lui ne sera pas aussi facile qu'il le croit. L'identité réelle de la sorcière était beaucoup trop évidente dès le départ. Le dessin de Rosinski paraît particulièrement brouillon dans ce tome-ci. Mais sinon, une bonne histoire!
Un bon album! Malheureusement, un album qui signe le retour de Kriss de Valnor, que je n'aime pas, mais au moins son rôle est plutôt restreint. J'ai bien aimé le petit garçon qui veut devenir un guerrier pour sauver ses gens. On a encore droit à une arme futuriste de la planète d'origine de Thorgal qui sème la terreur. Dans l'ensemble, un album qui se laisse lire!
Qu'est-ce que c'est que ça? La première partie de l'album est excellente, mais lorsque le faux Thorgal est démasqué, ça vire en farce monumentale! Soudainement, on a l'impression d'être dans une comédie! Sans compter que, comme Van Hamme commence à manquer d'inspiration, à la toute fin comme ça, sans préambule, Thorgal décide de quitter les siens pour ne plus les mettre en danger. Un gâchis!
Astérix a son "Ciel qui NOUS tombe sur la couenne", Thorgal a son Aniel. Que dire de plus que ce qui a déjà été dit ? Scénario à fuir, avec des raccourcis comme on en voit peu. Sans parler de la récurrence des flashbacks (ça vaut aussi pour les albums précédents). N'est pas Van Hamme qui veut. Quant au dessin...heu...comment dire ? C'est quoi tous ces traits blancs pour donner un effet de lumière ? Où est passé Rosinski, au juste ?
Un album qui était grandement attendu, qui restera grandement décevant (pour ne pas dire en-dessous de tout !!).
Il faudra bien se l’avouer un jour : Sans Rosinski au dessin, cette saga n’aurait pas cette aura incroyable dans l’univers du 9ème art.
La preuve ? dés la 1ère planche de cet album, Rosinski pose une ambiance, une structure, un univers dans un nuit de Jai avec une simple tour. Incroyable de génie. Et toutes les planches de cet opus (et des opus précédents) sont ainsi : A chaque fois la narration visuelle est aussi entrainante que la narration écrite.
Car, du côté de Van Hamme, c’est aussi du grand art question histoire. Tout y est. Des personnages bien écrits (même secondaires), des ressorts qui fonctionnent aux petits oignons et des enjeux qui font corps pour chacun des protagonistes qui, en plus, fonctionnent parfaitement entre eux.
« Les archers » n’est pas uniquement une magnifique BD popcorn. C’est surtout une histoire qui ne possède aucune défaillance, file à tout berzingue avec de vrais moments de silence qui résonnent et d’amitié entre des personnages qui vont compter, et ou toutes les interconnexions font sens. Pas un seul Deus ex Machina, pas un seul hasard heureux. Du sur mesure.
C’est aussi le tout début de Kriss De Valnor (déjà superbe sous la plume de Rosinski) et c’est surtout le 1er chapitre d’un roman graphique que l’on pourrait nommer « Le pays Qa » et qui sera constitué de 5 chapitres.
Un bon album qui mène à la naissance du deuxième enfant de Thorgal. La scène avec la louve est particulièrement étrange à mon sens, mais autrement, c'est un des bons albums de la série. Assez classique dans l'ensemble (le bossu, l'usurpateur...), mais quand même bien mené.
J'étais sur le point d'abandonner ma lecture de cette série, car malgré quelques bons albums, la plupart sont, pour moi, très moyens, voire médiocres. Et je suis tombé sur celui-ci.
Est-ce que je le surcote parce que c'est enfin un bon album dans la série Thorgal? Peut-être. Mais peu importe. Pourquoi j'aime cet album? D'abord, parce que c'est une histoire de « voyage » dans le temps. Je l'avoue, c'est l'un de mes genres préférés. J'aime quand mon cerveau doit se demander si on n'est pas en présence d'un paradoxe, ici.
Cette histoire s'en tire très bien à ce niveau. Malgré quelques phrases qui m'ont paru bien peu naturelles dans le texte de Van Hamme, l'histoire est très agréable à suivre. Et si la personnalité de Torric m'a semblé parfois peu crédible, ultimement, j'ai été transporté par ce récit sombre et triste. Bravo, un très bon tome.
Analogue au tome 7, celui-ci présente la jeunesse d'Aaricia. On a droit à plusieurs petites histoires qui n'apportent rien de vraiment nouveau à l'univers de Thorgal. Ça demeure agréable à lire, mais c'est un tome facilement sautable.
Ce cycle du Pays Qa (tome 9 à 13) est dépaysant et riche en rebondissements.
On y découvre de nouveaux personnages si bien écrit qu'on s'y attache rapidement. On vit, on sourit et on souffre avec eux. Kriss de Valnor peut être aussi admirable que détestable, la bonté de Tjall est touchante de naïveté, Arghun pied-d'arbre est le bon vivant de l'équipe...Etc etc. De belles découvertes.
On voyage également du froid nordique à la jungle luxuriante en passant par le désert aride et mortel. C'est de toute beauté !
Les aventures de Thorgal sont différentes et très prenantes, toutes à leurs manières . Je ne saurais en préférer une à l'autre, si ce n'est peut-être le tome 5 du cycle de Brek Zarith peut-être...
Hâte de poursuivre !
Van Hamme s’essaye à l’angoisse et cela fonctionne. C’est à l’âge de 14 ans que j’avais lu cette BD lors d’un emprunt dans une bibliothèque et j’avais été fortement marqué par ce petit gosse vert qui a tout de l’exorcisé. J’avais été fortement marqué par cette ambiance d’épouvante autour d’un enfant satanique qui pouvait se multiplier à l’infini. J’avais été plus marqué encore par cet autre enfant qui peut donner vie à ses rêves et qui, comme tout gosse, peut être colère, méchant comme doux et affable. Un tel pouvoir pour un enfant, cela m’avait déjà glacé.
*
A ma relecture ces derniers jours, je me suis rendu compte que je n’avais presque rien oublier. C’est dire combien l’histoire m’avait marqué à l’indélébile. C’est dire combien l’histoire fonctionne incroyablement. En plus les dessins de Rosinski qui conte ce huis-clos dans une île à la fois luxuriante et tellement isolée sont sublimes. Elles racontent parfaitement la solitude d’un enfant et de sa mère, loin de tout et malheureux d’être loin de tout.
Aaricia est, ici, un personnage profond avec toutes les gammes de l’humanité en elle. Je regrette juste cette multiplicité d’espoir à ce que Thorgal revienne vite. Je l’aurais préféré plus forte que cela bien qu’elle le soit tout de même dans cet opus. Un Thorgal qui, en 2 planches compris, solutionnera tout. Le final à la seconde lecture me laisse un peu circonspect. Et c’est comme ce bracelet dont on ne sait rien et on ne saura probablement rien.
A part cela, l’album reste du grand art.
Thorgal retrouve une bonne partie de son passé, il reste le dernier, ou devrais-je dire l'avant dernier survivant de son peuple : le peuple des étoiles, il était destiné à renouer avec son peuple à s'unir à la fille de Slive pour donner une descendance à ce dernier.
On retrouve ici la suite du tome 1 avec des caractéristiques très similaires. Un excellent album doté d'un côté bien dosé de fantastique, dans lequel deux rivaux aspirants au trône, joignent leur force mais sans réelle conclusion, car ils repartent tous en fin de compte pour l'épilogue tout en laissant tout le succès final à notre héros. L'enlèvement d'Aaricia par des aigles envoûtés, trouve toute sa légitimité, Il doit retourner auprès de celle qu'il a trahi mais pour cela il devra s'approcher de la mort à travers ces mers gelées d'où nul viking n'est jamais revenu...
A l'époque où je souhaitais commencer une collection de bandes dessinées, j'étais tombé sur une belle liste d'ouvrages parmi lesquels Aaricia Tome 14 de Thorgal. Je n'ai pas constitué ma collection comme telle, parce que je préfère commencer dans l'ordre mais je me suis procuré quelques albums de cette liste malgré tout. Et maintenant au moins je sais qui elle est. J'ai déjà feuilleté ce tome 14 avec ses pages colorées et belles et je suis convaincu qu'il vaut son pesant d'or. Pour l'instant je trouve notre héros trop bête et trop linéaire manquant effroyablement de charisme.
Dans la catégorie des séries classiques, je découvre Thorgal dont je possède les 5 premiers tomes en éditions originales depuis longtemps. Ce premier album est époustouflant. Il comprend deux aventures épiques des plus originales. Bon, je dois avouer qu'elles n'ont pas vraiment de rapport l'une à l'autre.
Je suis toujours émerveillé de savoir, comment on peut mettre en images dessinées des idées aussi géniales, surtout dans des situations qui semblent toujours inextricables, sans oublier ici, un côté fantastique et extraordinaire, avec une sorcière, reine de l'île des mers gelées, sur un navire de glace et le jeu du temps auprès de nos trois fiancées. Par contre petit défaut qui m'a un peu gêné c'était le parjure trop simpliste pour se libérer de son serment mais ça peut présager une vengeance à venir. Un jalon est posé, cette série , après un album aussi bon, ne peut présager que de très belles aventures à venir.
Le dessin n'est pas toujours à mon goût même si notre regrété Rosinski a obtenu le prix Saint-Michel du meilleur dessin réaliste. La tête de notre héros est parfois un peu laide et mal réalisée avec des grimaces à faire rire qui gâchent un peu le sérieux de l'album. Et pourtant, certaines cases sont quand même extraordinairement riches et flamboyantes. Les premières pages montrent le talent et le savoir faire d'exploiter des décors vides comme la mer et la neige, pour réussir à nous éblouir, loin du Mercenaire de Seygrelles mais c'est un très bon premier album. Un album, comme on décrirait la musique de Metal Viking... Je recommande, ça se lit comme on boit du petit lait, la lettrine est grande et agréable, c'est un album facile d'accès, qui malheureusement s'est lu trop vite. Sur ce, je vais doucement me mettre au tome 2.
3 histoires qui racontent Thorgal. 3 histoires que nous sommes donc obligés de lire pour comprendre d’où il vient et ou il va. Et 3 histoires, en plus, plutôt énergiques et de bons alois. Mais…
Mais, même si la 1ère histoire est superbe de dessin et intense d’actions, il faudra m’expliquer comment un type qui a voulu couper la tête à son chef…va devenir chef lui-même après la mort du type qu’il a voulu couper la tête. Perso, je suis chef, je fais tout pour le mettre de côté, voire de l’occire après un bon procès pour traitrise. Bref, Van Hamme, parce qu’il a voulu densifier et reconnaitre ses protagonistes futurs, propose une impossibilité politique. Ce simple problème de biais m’a laissé complétement à côté de la narration.
Les 2 autres histoires, elles, sont très bien foutus. Et, une histoire de space opéra dessinée par Rosinski, c’est plutôt assez génial.
Bref, 3 histoires qui vont bien mais qui raconte le plus important dans la légende. A ne pas louper pour suivre l’épopée.
On te surveille, tu ne peux plus sortir!
Non, je suis trop fâché, je lance un objet!
Et hop, en plein dans un trou dissimulé! Waouh, un passage secret!
-
T'es rendu trop vieux, c'est normal!
ÉPUISÉ!? MOI!? QUAND PARTONS-NOUS???
-
Bim, boum, on se bat... et je tombe de la falaise exactement là où se trouve mon père, qui est là pour me sauver!
-
Etc. Mouhaha, n'importe quoi. Mauvais!
Quelle déception! C'est du gros n'importe quoi! Que d'entourloupettes scénaristiques, de grosses ficelles, et même de deus ex machina!
Thorgal qui décide d'abandonner la mission pour ne pas devoir tuer un dictateur sanguinaire (!?), Kriss qui trahit ses alliés mais qui a tout prévu en même temps, Tjall le miraculé qui arrive pour sauver la mise in extremis, Thorgal qui obtient les pouvoirs de sa mère... honnêtement, c'est l'un des pires tomes de la série selon moi.
Ouf. Quelle conclusion décevante. Il reste les dessins qui demeurent chouettes, j'imagine.
Quelle étrange série que celle de Thorgal. De guerres de Vikings à vaisseaux spatiaux à pouvoirs surnaturels, c'est vraiment un mélange étrange! C'est pour ça que la série est devenue aussi populaire?
Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé ce tome meilleur que le précédent. Van Hamme relie toutes les ficelles et on apprend à peu près tout sur les origines extraterrestres et le peuple de Thorgal. Par contre, donner autant de pouvoir à Jolan, qui en fera une sorte de dieu invincible, je ne sais pas où ça s'en va. J'imagine qu'il n'arrivera jamais à vraiment contrôler ses pouvoirs, sinon Jolan deviendra une sorte de « Superman ». Vraiment étrange, disais-je! Je trouve ça un peu contradictoire aussi que les deux hommes qui se font passer pour des « dieux » n'en soient pas vraiment selon l'histoire... sauf que... ils ont quand même des pouvoirs surnaturels, et Jolan devient pratiquement un dieu. Superman, c'est un mini-dieu, non?
Bref, divertissant. Un bon album.
Pas mal. Une sorte d'album de mise en place pour une mission mystérieuse contre des dieux inconnus. Ça respire les années 80, c'est assez kitsch, surtout au début de l'histoire (la rivalité entre Aaricia et Kriss de Valnor). Il n'y a rien de particulièrement relevé ici, c'est de la mytho-science-fiction à la Thorgal, avec des péripéties bien ordinaires (le combat aérien est chouette quand même). Divertissant, sans plus.
Un album brouillon...
Beaucoup de personnages et de mini-intrigues qui s'entremèlent...
A l'arrivée, rien de croustillant et plus de questions que de réponses.
On ne sait plus où le scénario souahaite nous ammener...
(Et Kriss qui continue à être un personnage secondaire... sans aucune suptilitée dans son caractère... C'EST L'HEROÏNE MAJEURE DU 7ème ART)
Certes Jean Van Hamme joue un peu trop la carte du « C’est magique » pour construire ses ressorts scénaristiques. Lorsque Jolan retrouve son père enfermé dans le labyrinthe, c’est pousser un peu le bouchon un peu trop loin question ésotérisme. C’est, comme lorsque Aaricia laisse son fils loin d’elle tout à la fin de l’histoire alors qu’elle est prête à assommer l’homme de sa vie pour aller le chercher…on a trouvé mieux comme ressort d’étonnement. C’est carrément capillotracté. Jean Van Hamme abuse un peu trop des twists un peu too much pour intensifier la lecture.
Il n’empêche :
Jean Van Hamme construit un antagonisme absolue incroyable dans le calcul, la bassesse, la logique pure et le raisonnement cartésien en la personne de Shardar. Il est d’ailleurs le protagoniste principal de l’histoire et toute la narration raconte tout le manichéisme et le machiavélisme de son plan. Et, là, les surprises sont totales car d’une logique crasse et indéniable. Tous les autres personnages ne sont que des pions qui racontent si bien son règne. Shardar est un digne représentant de la politique du roi soleil et de sa cour. Une cour en décrépitude, un royaume qui est allé au bout du bout de ce que peut être la tyrannie jusqu’à son inexorable déclin. Shardar, d’ailleurs, décapitera cette cour mortifère. Toute cette structure fait que cet album est génial de bout en bout.
Et, en plus, Rosinski, comme toujours, propose un visuel admirable, des couleurs magnifiques et un dessin qui sublime le propos dans chaque planche, dans chaque case.
1 des plus beaux opus de la série. Peut-être même le plus réussis, le plus allégorique et qui d’ailleurs a obtenu plusieurs prix en son temps.
L’œuvre de Van Hamme raconte la mort et toutes ses turpitudes, toutes ses vanités, toutes ses purulences. La quête de Thorgal et de Shaniah n’est qu’un long périple autour des péchés de l’humanité. Cette quête est d’une beauté visuelle véritable. Rosinski nous offre toutes les palettes de son talent au travers de cet autre monde où se décide la vie et la mort. Van Hamme nous propose sa vision de ce qu’est la mort et, après 40 planches d’une odyssée superbe, il s’amuse à jouer le hasard.
Et Van Hamme nous propose aussi un personnage secondaire qui restera dans les mémoires : Shaniah. Cette petite de 17 ans aura toute la complexité de la naïveté autant que la maturité. Elle sera le destin dans toute s splendeur. C’est par elle que tout a été détruit et c’est par elle que tout peut refleurir. De tous les personnages de la saga, c’est elle qui m’aura le plus marqués. Rosinski, d’ailleurs, la dessinera merveilleusement. Par sa plume, elle sera tout à la fois. Elle sera surtout, dans sa beauté jouvencelle, celle qui sait que tout est fini lorsqu’elle prend la décision que Thorgal n’aura pas su prendre.
Pour moi, l’un des plus beaux albums de la saga mais surtout de tout ce que j’ai pu lire.
Cet album est le second d’une trilogie. Le prochain tome sera le final de l’histoire.
Après 3 tomes qui prouvaient le talent des auteurs mais remplient de facilités scénaristiques et de trames assez conventionnelles, voici la 1ère des histoires qui défonce sa race !
D’abord tout se tient avec une rare pertinence, chaque ressort narratif, chaque virage émotionnel font sens. Il n’y pas une ombre, un hasard heureux. Van Hamme tient sa trame avec un savoir-faire époustouflant. Il rajoute à cela des effets émotionnels qui bouleversent, des destructions qui submergent. Enfin Van Hamme brosse tous les personnages avec un talent fou. Iarl Ewing, le prince Veronar, Caleb…Tous racontent avec caractère un archétype parfait de seconds rôles. Et Van Hamme nous emporte dans les vents de la plaine comme dans le huis clos d’une galère avec un talent fou.
Et il y a bien sur Shaniah
Elle est le cœur même de la destruction et Rosinski la sublime dans un trait superbe. Cette jeune fille de 16 ans est tout à la fois sous le crayon de Rosinski : sublime, naïve, enfantine, succube et le mal incarné. Elle est tout cela dans les planches magnifiques du maitre génial. Car il sait tout dessiner : l’ambiance brulante des cales d’une galère, un village prospère et chaleureux, les vastes vallées et l’océan à perte de vue. Sublimissime.
Ceci, d’ailleurs, et le début d’une histoire en trilogie (« La galère noire », « Au-delà des ombres » et « La chute de Brek Zarith ».
Cet album a peut-être déjà l’une des plus belles couvertures de la série. Parce que, dès le 3ème opus de la série, Rosinski rend une copie de toute beauté, bourré de détails et d’ambiance sublime. L’immersion est totale dans ce pays d’Aran. Et si l’on croit si facilement une histoire tant abracadabrantesque, c’est aussi que l’illustrateur est un génie.
Car, du côté de la narration, on se régale quand même à partir du moment où l’on est bon public. Car Jean Van Hamme sait écrire une histoire pleine de punch, de mystères avec des allers retour temporales qui semblent possible. L’aventure est intense sans le moindre temps mort avec un vrai plaisir juvénile à lire de l’héroïque fantaisies sans prétention mais ardant et endiablée.
Parce que tout de même, si on se pose trois petites minutes, on se rend compte vite des facilités scénaristiques. Les 3 clefs qui faut avoir et les protagonistes qui doivent s'attendre. Les concurrents qui sont tous pas gentils du tout. Les 3 portes prises aux hasards et notre héros qui a une chance de cocu pour ne pas mourir aussi sec.
Et Aaricia…Dans cet épisode, elle est conne ou elle est conne ? Malgré un moment de pure intelligence, elle se comporte comme une crétine de 1ère catégorie. Tous les soucis que rencontrent Thorgal sont liés à son comportement de jouvencelle.
Sinon, il y a aussi Volfsung de Nichor qui est un salop absolument extraordinaire et la gardienne des clefs qui, en plus d’être superbe, raconte à elle toute seule dans cet épisode ce que deviendra la série plus tard : Un enchantement.
De bien belles gammes mais pas encore un merveilleux concerto.
Second tome et final du dyptique avec le précédent ? Pas certain.
Car, si dans le 1er tome on ressent l’envie de bien faire dans un one shot sans prétention, ici on ressent plus le désir de construire une saga avec des personnages qui ont un passé extraordinaire comme devraient être leurs avenirs. Et, pour cela, Van Hamme essaye de bourrer, avec un chausse pied, toute sa boulimie narrative en un final très verbeux et avec une ambition de la « méchante » un peu casse gueule quand même.
Parce ce que tout ça pour que sa fille ait un enfant de l’enfant des étoiles en définitive ? Et pourquoi donc ? Pour quelle finalité, quel enjeu autre que faire un bébé ?
Mais ce n’est pas grave si le final est un peu aux fraises. Car on ressent une vraie ambition de la part du scénariste. On sent qu’il l’aime bougrement son personnage, qu’il a mille envies pour lui et que ses envies là sont débridées d’imaginaire ! De plus, l’opus, tout comme le premier, fonctionne à merveille dans l’action, l’énergie, les ressorts qui fonctionnent presque tous (oui, parce que les méchants comme le fiston qui ne sont que des méchants ayant tous les défauts du monde, bof) donnent une intensité folle à la lecture.
Du côté du dessin, Rosinski est déjà un génie. La mer démontée, cette île gelée, ce froid glacial jusqu’à l’âtre chaude et les visages de ces personnages burinés par la vie. Déjà du grand art.
Voici le 1er tome d’une série qui, à la fois, fera date et sera aussi bougrement rémunératrice.
Sorti en 1980 mais publié par épisodes dans le journal Tintin en 1977, rien ne prévoyait un tel engouement. Van Hamme construit une histoire percutante et sans temps mort mais avec un certain nombre de hasard heureux.
Dès la 1ère planche, on est dans le dur, l’aventure, l’action et jamais cela ne cesse jusqu’au final. Dans cet opus, si l’univers Thorgalien est encore à ses prémisses, Van Hamme raconte bien une narration imbibée déjà de magie et patinée également d’humanité morbide, mortifère en la personne de Gandalf le fou mais aussi de Slide, la fameuse magicienne trahie.
Du côté du dessin, Rosinski fait ses gammes. Maitrisé mais pas encore sublime, son trait est en devenir.
La preuve en est sur la seconde histoire ou l’illustration est superbe. Rosinski est un orfèvre de l’ambiance, de l’action et du décor comme des personnages. D’ailleurs cette seconde histoire est bien meilleure en termes de narration. Van Hamme nous propose une courte histoire d’une grande qualité jusqu’au final qui raconte parfaitement ce que deviendra la série.
Mais, ne boudons pas notre plaisir. Les grandes séries, parfois, débutent avec amateurisme durant cette époque. Ce n’est pas le cas ici. Si Rosinski est encore en dessous de son savoir-faire, Van Hamme sait déjà raconter même s’il utilise parfois des raccourcis pour que l’action soit sans temps mort.
Un tome intéressant et vraiment bien réalisé. Ce qui est bien, c’est que sa lecture n’a pas d’impact par rapport au reste de la série, l’album se lit facilement et est plus ou moins indépendant des autres. Une chouette aventure à découvrir.
Album intéressant mais qui manque un peu de dynamique. C’est un peu lent au niveau du scénario, les dessins restent toutefois impeccables.
Une fin de cycle globalement correcte.
Un album de transition et en même temps fin de cycle, avec un sentiment d’inachevé et de décevant. Rien n’est résolu depuis les 4-5 derniers albums. Et ce titre : pourquoi ?
Ça reste un album plaisant visuellement et à la lecture agréable.
Peut-être pas indispensable mais en tout cas un chouette album qui reprend les origines de Thorgal ainsi que sa jeunesse. Récits intéressants, bon moment de découverte.
Depuis quelques années, à chaque sortie du nouveau Thorgal, je m'interroge sur la nécessité de continuer ou non cette série, qui s'éternise à mon goût. Seul le dessin très minutieux de Vignaux donne à mon avis une unité au Thorgal post Van Hamme et Rosinski. En effet, les scénarii de Yann finisse un peu par lasser , tant par les nombreux emprunts qu'il fait aux premiers albums de la série, tant par le difficile renouvellement du genre. A titre d'exemple, le nouveau personnage, Dame Pallas, n'est qu'une pâle copie de Kriss de Valnor, qui d'ailleurs fait une réapparition remarquée.
Finalement, je crois que l'éditeur à décidé de changer, une de fois de plus, le scénariste.Mais , je pense honnêtement qu'il faudrait mettre un terme à cette série.
Les " Thorgal saga" sont , à mon avis, de meilleurs factures, que les Thorgal de la série mère, et le dernier titre "la cité mouvante", en est la parfaite illustration.
Un bon épisode selon moi. On retrouve le côté sombre de l'univers de THORGAL, entre châteaux lugubres, conditions météo froides et pluvieuses, environnement naturel et éléments hostiles, une humanité partagée entre bêtise, cruauté, ignorance et soif déraisonnée de pouvoir ...
Bref, tous les bons ingrédients d'un album de THORGAL sont là, même s'il est vrai que ces thèmes peuvent être ressassés à l'infini et que la série pourrait encore se poursuivre durant une éternité avec des albums qui risqueraient à force par finir de tous se ressembler. Peut-être qu'une conclusion définitive à cette série serait la bienvenue ?
Après la sortie du n°4 de Thorgal Saga, nous enchaînons immédiatement avec un nouveau tome de la série mère. Plus que jamais, cette saga emblématique bat son plein, captivant les nouveaux lecteurs avec de nouvelles aventures pour relancer la saga.
Chaque case est une véritable œuvre d'art, sublimée par les jeux d'ombres et de lumières, les expressions des personnages et des décors minutieusement travaillés. La qualité graphique est tout simplement exceptionnelle, témoignant du talent indéniable des artistes qui ont su maintenir une esthétique impressionnante au fil des ans.
Il n'est jamais évident de renouveler un scénario après tant d'albums, et il est vrai que je fais partie de ceux qui ont souvent plaidé pour l'arrêt des séries trop longues, qui s'étendent parfois pour des raisons essentiellement commerciales. Cependant, étant un fan absolu de Thorgal depuis ses débuts, j'achète chaque nouvel album par habitude et par nostalgie, espérant toujours le meilleur à chaque nouvelle parution.
Sur ce coup-ci, j'ai été un peu déçu par la tournure de l'histoire avec une multitude de personnages à suivre dont certains vont changer au niveau du comportement avec même un transfert de corps ! Cela va trop loin dans la surenchère pour créer de la sensation.
Oui, il faudrait que cela s'arrête pour conclure sur une note positive car la dénaturation n'est pas très loin. Je serai intéresse pour voir les réactions des fans de la série et avoir également leur avis...
Un album de Thorgal qui m'a un peu fait penser à Astérix. C'est un album jovial, un peu bouffon, malgré les sujets lourds abordés de manière légère. Je n'ai pas du tout aimé Kriss de Valnor, quel personnage arrogant et détestable. À moins que son personnage n'évolue au fil des albums, ça s'annonce mal pour la suite.
Pas du tout convaincu par ce tome! C'est Thorgal au pays des zombies, en quelque sorte. Le gros problème que j'ai eu, c'est d'apprendre que le fils de Thorgal pouvait matérialiser ses rêves? À cause qu'il est un descendant des étoiles? N'importe quoi!
Dans l'album précédent, on apprend que les ancêtres de Thorgal sont seulement beaucoup plus avancés technologiquement et que les Vikings appellent "dieu" ce qu'ils ne comprennent pas. Mais tout d'un coup, il y aurait aussi de véritables pouvoirs magiques en jeu??? Ça me semble être en contradiction directe avec l'album précédent! Je n'ai pas du tout accroché!
Connaissant le style de Van Hamme, j'imagine qu'il va essayer de faire une sorte de continuité rétroactive et expliquer tout ça dans un des albums suivants, mais ouf! Ça commence à être farfelu pas mal!!
Quand même bien aimé ce retour dans la jeunesse de Thorgal. Normalement, je n'aime pas trop les mini-récits, mais ici au moins ils se suivent et forment un tout. Mon préféré des trois est le dernier, où on apprend vraiment qui sont les ancêtres de Thorgal. Lecture agréable.
Personnellement, même si l’album est globalement de bonne facture et comme très souvent, bien travaillé, j’y vois plutôt un album de transition, de remplissage. Fallait sortir un tome, écrire un truc pour respecter les délais.
Loin d’être mauvais, le manque (volontaire) d’action et l’ambiance générale de cet opus, pourraient en décevoir certains.
Comme toujours, les dessins sont parfaits, du grand art.
Niveau scénario, j’ai été surpris de découvrir ce qu’il en était au fil des pages, Van Hamme a, semble-t-il, été bien inspiré à l’époque par une certaine trilogie avec une DeLorean. Enfin, l’important c’est que cela fonctionne bien et de fait, on est sur une excellente histoire, bien ficelée. Bien vu messieurs!
Un album extrêmement bien réussi sur la jeunesse d’Aaricia, sous forme de plusieurs histoires courtes. Ses premiers emois pour notre héros.
Dessins magnifiques et un scénario efficace, du talent à l’état pur pour les deux auteurs.
Quelle suite décevante.
Beaucoup trop farfelue et incohérente pour moi. La construction du récit est beaucoup moins crédible, et les péripéties sont beaucoup trop improbables. Je n'ai pas trop compris la philosophie du maître de Brek Zarith. ni pourquoi Aaricia lui dit que les siens ont défait son armée, alors que les miroirs géants viennent de décimer les drakkars? Trop de commodités, comme les pièges dans le labyrinthe, ou le trou sans fond du trésor. Les personnages ne m'ont pas convaincu non plus. On rencontre enfin le fils de Thorgal, mais l'émotion n'est pas au rendez-vous.
Bref, cet album ressemble plus aux premiers qu'aux deux derniers, une aventure rocambolesque.
Le meilleur Thorgal jusqu'à maintenant! Un scénario fou d'inventivité qui amène notre héros par-delà le deuxième monde.
Il y a une certaine lourdeur qui imprègne le récit, de la dépression moribonde de Thorgal jusqu'à son passage dans le séjour des ombres. Beaucoup d'inventivité dans le dessin aussi, le dessin de Rosinski n'a jamais été aussi beau!
En même temps, il y a une certaine légèreté qui colle au récit qui est typique des BD de ces années-là, avec un scénario qui avance parfois un peu rapidement. Au moins, on n'a pas le temps de s'ennuyer.
Excellent, et d'après les critiques que je vois, peut-être le meilleur de toute la série?
L'album qui aurait dû relancer magistralement la série !!! Mais totalement bâclé... Une déception absolue. Thorgal rencontrait d'autres personnages du peuple des étoiles ! On retrouvait l'ambiance du pays Qâ ou de l'enfant des étoiles ! Bref, c'était génial, mais il fallait étendre cette histoire en un cycle de plusieurs albums avec du suspense, des rebondissements, des révélations distillées correctement. Les Atlantides ? Sérieusement ? J'ai maudit Van Hamme en fermant cet album... Quant au dessin, Rosinski patauge sans retrouver l'élan de ses premiers albums. Les planches sont fades. Les méchants sans charisme.
C'est pitoyable.
Ce qui frappe en premier dans cet ouvrage c’est la magnifique couverture qui montre le visage d’Aaaricia les yeux fermés surplombant Thorgal errant dans des marais.
Cet album est sans doute l’un des deux meilleurs de la série ; il vient, à mon avis juste après le prodigieux volume intitulé les archers. Un an s’est écoulé depuis l’épisode douloureux de la galère noire et Thorgal est toujours épris de chagrin suite à la mort de sa femme Aaricia. Il est accompagné par Shaniah qui fait à ses côtés oeuvre de rédemption.
Thorgal revit lorsqu’il apprend qu’il existe un moyen de retrouver la femme qu’il aime. Cela le conduit à faire une descente dans le deuxième monde, ce qui nous permet de revoir la mystérieuse gardienne des clés. Thorgal va y côtoyer la mort dans un épisode qui rappelle le mythe d’Orphée aux enfers.
Cet épisode est celui d’une double renaissance, celle de Thorgal qui reprend peu à peu vie et celle d’Aaricia. On est en plein cœur du cycle de Brek Zarith et cet album semble être un beau passage lyrique en attendant l’affrontement avec Shardar qui se prépare pour le prochain opus.
Les dessins sont magnifiques et Rosinski semble avoir grand plaisir à dépeindre les marais maléfiques ou ce monde onirique.
Suite et fin du cycle de Brek Zarith ; Thorgal retrouve enfin Aaricia et va faire la connaissance de son propre fils Jolan dont il ignore l’existence. On découvre d’ailleurs que Jolan a d’étranges pouvoirs. Le côté SF de la série commence à se faire sentir. L’explication des pouvoirs de Jolan sera donnée progressivement dans les prochains tomes, surtout le cycle du pays Qâ.
Concernant cette histoire, même si elle est un peu moins bonne qu’au-delà des ombres le précédent opus, j’aime bien l’ambiance qui y est distillée.
Nous sommes cette fois à la cour de Brek Zarith et on découvre l’homme dont on entend parler depuis la galère noire le tout puissant Shardar. Cet homme est particulièrement machiavélique et sadique (j’ai rarement rencontré un aussi bon méchant de bd) : on se rappellera la première scène qui m’avait marqué quand Shardar se débarrasse du baron Zorn sans aucune forme de remords.
Cet album a d’ailleurs d’autres scènes excellentes : notamment, la chute au propre comme au figuré du chef viking Jorund le Taureau emporté dans un gouffre interminable ou encore le premier contact de Thorgal avec son fils et enfin l’assassinat de toute la cour de Shardar par le diabolique personnage. Autre fait marquant, Aaricia gagne en autorité, ce n’est plus la jeune écervelée des premiers épisodes. Van Hamme recycle aussi quelques grands faits historiques comme la référence à Archimède…
Rosinski fait des merveilles au dessin et dépeint parfaitement cet univers de violence et de magie.
Début du fabuleux cycle du pays Qâ qui conduira nos héros en Amérique 500 ans avant Christophe Colomb. On retrouve les personnages du tome précédent les archers que ce soit la terrible Kriss de Valnor qui va assoir son animosité contre Aaricia, Tjall ou Argun Pied d’Arbre. Une nouvelle fois Aaricia et Jolan sont enlevés : on peut donc reprocher à Van Hamme cette facilité scénaristique qui revient assez fréquemment dans les aventures de l’enfant des étoiles.
Cependant, l’univers de Thorgal s’enrichit et on part dans un pays qui ressemble étrangement au Mexique de l’Empire Aztèque. Deux états se font une guerre terrible ; menés par des sortes de dieux vivants : Ogotaï et Tanatloc aux pouvoirs terrifiants. Ces deux personnes sont en fait des hommes que Thorgal a plutôt bien connus. Au dessin, l’épisode des vaisseaux volants est assez remarquable de la virtuosité technique de Rosinski.
Petite anecdote, Van Hamme semble peu apprécier ce cycle mexicain, alors que la plupart des amateurs de bd le placent dans le panthéon thorgalien.
Voici, à mon sens le meilleur album de la série ; je le place même dans mon top 10 toute bd confondue. La série prend tout son envol avec cet épisode qui est en fait un prélude au cycle du pays Qâ qui conduira nos héros dans un pays ressemblant étrangement au Mexique.
Dans cette histoire, Van Hamme situe l’action dans les îles britanniques, puisqu’on découvre quelques calédoniens c’est-à-dire des écossais à qui des pillards ont volé un bijou. Thorgal fait donc escale en Grande Bretagne.
L’épisode ne fait aucune part à la fantasy ou à la science-fiction. L’album marque surtout l’arrivée d’une pléiade de personnages particulièrement intéressants. Tout d’abord, on notera l’apparition de celle qui révolutionna l’univers Thorgal : Kriss de Valnor, qui va bouleverser la vie de l’enfant des étoiles. Kriss un peu le strict opposé d’Aaricia, tant elle est diabolique et manipulatrice. Cependant, on ne peut enlever le fait que tous les albums dans lesquels elle apparaîtra seront les meilleurs de la série (hormis le cycle de Shaigan le pirate que je trouve discutable).
Preuve que la série gagne en maturité : la scène du viol à peine suggérée dont est victime Kriss. Autres personnages importants Argun Pied d’Arbre et son neveu Tjall qui vont suivre Thorgal dans toute l’aventure du pays Qâ. Argun est un fabricant d’armes. La scène où l’on découvre son atelier est absolument remarquable de véracité sur l’horreur dont les hommes sont capables pour créer des armes de mort. Thorgal va y recevoir son arc à double courbure qu’il est le seul à pouvoir manier.
L’ensemble de l’album bénéficie donc d’une grande cohérence du début jusqu’à la fin et se suffit finalement à lui-même. Au milieu de l’aventure se déroule bien évidemment ce morceau d’anthologie qu’est le tournoi de tir à l’arc où Thorgal, Tjall, Kriss ou Argun font preuve de tout leur talent.
Le dessin de Rosinski est quant à lui irréprochable et ne cesse de s’améliorer depuis les premières histoires.
Enfin, un bon album de Thorgal! C'est le premier album de la série que j'ai vraiment trouvé bon. Quelle histoire triste, d'ailleurs. Le scénario se tient, les dialogues aussi. Même les dessins de Rosinski se sont améliorés. Il n'y a que le laps de temps écoulé entre la sortie du bateau et l'arrivée au village qui me laisse perplexe à la fin de l'album. Aussi, malheureusement, l'album ne peut pas vraiment être lu seul, il faut avoir lu les autres avant pour vraiment apprécier. Le meilleur album de la série pour moi après quatre tomes!
Je n'ai jamais été un fan de ces histoires qui se servent de la stupidité ou de la naïveté des personnages pour faire avancer le récit. Ou encore des tournures scénaristiques trop évidentes à prédire.
- Oh! Un gnome étrange nous invite à une fête! Pourquoi pas?
- Oh! Nous avons laissé Thorgal pour mort dans les bois, mais aucune inquiétude, il s'est sûrement enfui!
- L'identité du guerrier au casque de chevalier était aussi évidente qu'une baleine dans un bocal à poisson rouge.
- Oh! Le monstre sera sûrement un dragon ou autre... ah, non, juste une femme! Trop facile, laissez-la-moi! Ah, oups.
- Une clé d'or, une clé d'argent, une clé de plomb? Je me demande laquelle sera la bonne... hmmmm...
- On le laisse en vie? Bien forcés, laisse-moi te réexpliquer ce qu'on vient de se faire expliquer 5 pages plus tôt, au cas où le lecteur serait trop stupide!
La révélation finale est intéressante, mais demeure somme toute plutôt illogique. Les personnages parlent toujours avec emphase, etc.
Bref, désolé pour les nostalgiques qui ont grandi avec Thorgal, mais franchement, ça a plutôt mal vieilli.