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Entre le dessin "old school" sans âme et le scénario tellement rocambolesque qu'il en devient ridicule, voilà le genre de "BD à papa" à laquelle je n'arrive pas à accrocher. Je ne connais pas les romans d'origine, mais cette adaptation dessinée ne m'a pas du tout emballé.
Mouahahahahahaha ! Toujours aussi débile, mais toujours aussi drôle ! CAPTAIN BICEPS continue d'atomiser nombre de super-zéros dans une ambiance joyeuse où humour crétin, esprit potache et blagues "pipi / caca" se côtoient. Mention spéciale au dessin cartoonesque hyper expressif de Tebo, qui participe énormément à l'ambiance drôlissime de cette série.
Un excellent album, qui tient en haleine du début à la fin. Les dessins sont de toute beauté et l'ambiance est à couper le souffle. L'affaire de "la Bête du Gévaudan" n'ayant jamais été résolue, les auteurs étaient obligé d'inventer des éléments pour expliquer les causes de ces événements sanglants. Je trouve qu'ils s'en sont fort bien tirés, avec une explication certes fortement improbable, mais qui a le mérite de rester ancrée dans le réel et ne ne pas virer dans le surnaturel ridicule (ce que je craignais).
Au final, les deux tomes forment un excellent diptyque, à conseiller autant aux amateurs de thriller qu'à ceux qui apprécient les histoires tirées d'événements historiques.
Un très bon second tome ! Le scénario est bien plus clair que celui du premier opus, ce qui fait que la lecture est plus fluide et davantage entraînante. Clarté qui se retrouve dans le dessin, parfaitement maîtrisé. Les auteurs abordent dans ce récit de SF des problématiques bien actuelles (migrations de populations pauvres, inégalités sociales, problèmes écologiques ...), ce qui vient donner encore plus de matière à ce très bon thriller.
Excellent ! L'histoire de cette jouvencelle forte tête et effrontée est tout bonnement jubilatoire, avec en filigrane plusieurs réflexions pertinentes sur les concepts de justice, de droit et de morale. Le scénario est truffé de personnages hauts-en-couleurs et de plusieurs rebondissements inattendus et bienvenus.
L'ensemble est illustré par un dessin expressionniste des plus originaux qui personnellement me plaît beaucoup et qui participe de belle manière à l'atmosphère échevelée de cette rocambolesque aventure.
Un thriller agréable à lire, bien que le scénario me paraisse hautement improbable. La lecture est néanmoins sympa mais effectivement, si le début de l'intrigue est bien prometteur, on tombe vite hélas dans les clichés et stéréotypes, avant de virer vers le capillotractage de haut niveau. Au final, vite lu, vite oublié, malgré la qualité des dessins.
Depuis quelques jours, plusieurs artistes renommés d'York City disparaissent mystérieusement. Comment ces célébrités ont-elles pu disparaître sans laisser la moindre trace ? Jim et Jenna mènent l'enquête. Les raisons du mystère entourant ces disparitions vont pour le moins décontenancer nos héros !
Un épisode "de routine" agréable à lire, mais qui n'apporte rien de neuf à la série. Le scénario est assez capillotracté, mais c'est un peu la marque de fabrique de cette série en même temps. L'ambiance de la série est néanmoins toujours aussi chouette et le dessin demeure fidèle à lui-même, c'est-à-dire bien sympa (à défaut d'être très original).
Un petit bijou ! Scénario drôle, vif et pétillant, parsemé de personnages hauts-en-couleurs, de scènes aussi absurdes qu'improbables et de tout un tas de rebondissements inattendus, le tout illustré par un dessin semi-caricatural très expressif et très plaisant. Quelques allusions marrantes aux septièmes et neuvièmes arts viennent compléter le tableau et font de la lecture un vrai plaisir. Je me suis vraiment régalé !
Bof ! Le scénario est très répétitif et je me suis rapidement ennuyé à la lecture, d'autant que les dessins, sans être mauvais, n'ont pas non plus énormément de caractère. Vite lu, vite oublié.
Histoire fade, sans aucune originalité, qui ne m'a pas donné envie d'aller plus loin dans cette série (si suite il y a). Le dessin est néanmoins réussi, bien que là non plus l'originalité ne soit pas de mise. Un album à réserver à mon sens aux seuls inconditionnels du genre western (dont je ne fais pas partie).
Des zombies, des vampires, de l'absurde, de l'humour noir, des problématiques économiques et sociales ... LES MORIBONDS surfent allègrement sur la vague DONJON (jusque dans le dessin, avec un trait minimaliste, biscornu et tremblotant que je trouve très efficace et qui personnellement me séduit énormément), mais il y a pire comme référence. L'autrice parvient à nous faire réfléchir sur les notions de travail, de rapports sociaux et de domination tout en nous faisant rire. Une lecture vraiment jubilatoire; gros coup de cœur en ce qui me concerne !
Derrière un titre volontairement provocateur, les auteurs présentent tout un tas de situations absurdes sur l'Amour et la vie de couple en faisant preuve d'un sens de l'humour mordant et ravageur. Le dessin très schématique, avec des personnages représentés à la manière de Playmobils, accentue la drôlerie et l'absurdité des situations. L'ensemble se lit avec légèreté et amusement. Lecture globalement sympa, mais rien d'inoubliable non plus.
ANIMAN tourne en dérision l'univers stéréotypé des super-héros. Ici le héros s'appelle Francis, est chauve, bedonnant, porte une grosse moustache et a le pouvoir de se transformer en n'importe quel animal et de pouvoir communiquer avec eux. Il vit dans un petit pavillon de banlieue avec une grenouille douée de parole prénommée Fabienne et son ennemi juré s'appelle Objecto, un blondinet bigleux grassouillet capable de se transformer en n'importe quel objet. Allez savoir pourquoi, Objecto a juré la perte d'ANIMAN et s'emploie à lui pourrir la vie ...
En bref, c'est du gros n'importe quoi et il est difficile de ne pas rire devant autant de conneries, d'autant que le dessin très rudimentaire participe de belle manière à l'ambiance absurde de cette aventure.
LES PETITS HOMMES et leur tranquillité sont indirectement menacés par des militaires qui prévoient de s'installer sur le terrain sous lequel ils ont construit leur cité d'Eslapion.
Cet album n'est en fait que la réédition du fameux "tome 0" qui regroupait les toutes premières aventures de nos héros. Si on possède l'album en question, cet opus n'a par conséquent aucun intérêt. Dans le cas contraire, il sera plaisant de suivre les toutes premières aventures des PETITS HOMMES, de découvrir l'origine des certains personnages principaux de la série (Renaud, le professeur Hondegger) et de voir dans quelles conditions LES PETITS HOMMES sont apparus (même si l'explication tient seulement sur quatre pages, ce qui est un peu frustrant). Graphiquement, l'ensemble n'est bien sûr pas aussi abouti que dans les albums de l'âge d'or de la série (notamment en ce qui concerne Renaud, très éloigné de son apparence définitive) mais le dessin a le charme de ses imperfections.
Suite à la chute d'une étrange météorite, les personnes ayant été en contact physique avec un fragment de cette météorite (ou avec des gens l'ayant touché) se retrouvent miniaturisés : ainsi apparurent LES PETITS HOMMES. Ces derniers parviendront-ils à vivre à l'abri des regards des "Grands", c'est-à-dire les personnes n'ayant pas été rapetissées ?
Cet album, bizarrement numéroté "tome 0", regroupe les toutes premières histoires des PETITS HOMMES, parues à la fin des années 60 dans le Journal de Spirou. L'album pose les bases de l'univers de la série et c'est par conséquent celui par lequel il faut commencer. Malgré de nombreux défauts (notamment graphiques, avec un héros, Renaud, qui n'est pas encore le sosie de Gaston Lagaffe), les auteurs font preuve déjà de pas mal d'inventivité et ces premières aventures des PETITS HOMMES se montrent plaisantes à lire. Rien d'extraordinaire, on sent que les auteurs sont encore en rodage et que la série n'en est qu'à ses balbutiements, mais le potentiel est là.
Suite à de graves inondations ayant entièrement submergé leur cité, LES PETITS HOMMES sont obligés de quitter Eslapion. Commence alors pour eux un exode afin de trouver un nouveau cadre de vie. Mais ce périple ne sera pas sans danger, notamment car Renaud et ses amis vont être obligés de côtoyer des Grands au cours de leur voyage. LES PETITS HOMMES parviendront-ils à garder secrète leur existence jusqu'au terme de leur voyage ?
Une aventure essentielle des PETITS HOMMES car tout ce qui va suivre dans la série découlera de cet épisode. Certes, en soi l'aventure ne paraît guère dangereuse et le tout ressemble plus à une promenade de santé qu'à une mission vitale pour la communauté des PETITS HOMMES, mais peu importe, ce périple farfelu se suit avec pas mal de plaisir. Seron pose les bases de son univers et plusieurs idées sont semées et ne tarderont pas à germer et se développer dans les épisodes qui suivront : moqueries envers les personnes dépositaires de l'autorité (les militaires, les flics et même les contrôleurs de train !), goût pour la science-fiction (les coléoptères sont tellement classes !) et bien sûr humour désopilant (toute la séquence du voyage en train vaut son pesant de cacahuètes). Le tout illustré par un dessin inspiré de Franquin des plus réussis.
Certainement pas la meilleure aventure des PETITS HOMMES, mais un album essentiel de la série. Sympatoche au final !
Je ne suis en général guère friand des adaptations littéraires en BD, mais en tant que grand amateur de l'oeuvre d'Agatha Christie, je me suis laissé tenté par la lecture de cet album et franchement je ne le regrette pas !
L'histoire, comme souvent chez la romancière britannique, est assez capillotractée mais c'est également ce qui fait son charme. On suit l'enquête menée par le jeune Charles Hayward avec un certain plaisir, d'autant que le dessin léché et élégant est plutôt flatteur pour la rétine, avec notamment plusieurs angles de vues très variés, témoignant de la volonté du dessinateur de bien faire. J'ai bien aimé.
Ce second tome confirme hélas ce que je pressentais à la lecture du précédent : l'histoire est bien moins prenante que celle de la série RENAISSANCE et, sans dire que l'on s'ennuie, on suit les événements de cet épisode avec un certain détachement. Le scénario manque vraiment de subtilité (ça canarde de tous les côtés sans que l'on y comprenne grand chose), on a du mal à s'attacher aux personnages (contrairement à ceux de RENAISSANCE) et même les dessins m'ont paru moins précis et travaillés qu'à l'accoutumée. Reste effectivement l'imagination des auteurs pour créer des aliens et des univers extra-terrestres crédibles qui est assez sympa.
A voir si le prochain tome relèvera le niveau mais pour l'instant, je ne suis guère convaincu par cette série.
Le dessin de Christophe Bec est réellement impressionnant et justifie à lui seul la lecture de cet album. Pour le scénario, c'est du classique : THORGAL est de nouveau contrarié par une divinité qui met sa famille en danger; notre héros va donc devoir pénétrer dans le monde de cette divinité pour aller l'affronter et sauver son fils des griffes de cette entité. Rien de vraiment original, l'intrigue est parfaitement fidèle à l'esprit de la série-mère mais l'ensemble se lit tout de même très bien.
J'ai déjà vu à de nombreuses reprises plusieurs documentaires sur Woodstock, un événement qui m'a toujours fasciné. Je trouve que cet album ne rend hélas pas suffisamment hommage à ce légendaire festival. Au lieu d'assister à la préparation, au déroulement et aux coulisses du festival (qui nous auraient permis d'être davantage imprégné de l'ambiance qui régnait sur le site ce week-end-là) ou encore d'avoir la vision et le ressenti des artistes présents au festival (ce qui nous aurait valu probablement quelques anecdotes croustillantes), l'album se concentre sur ces deux personnages fictifs, ce GI et cette jeune hippie, dont les histoires ne m'ont ni convaincu ni intéressé. Reste le dessin de Munuera, toujours aussi soyeux et agréable pour la rétine.
Petite déception au final pour cet album globalement bien réalisé, mais qui n'a pas répondu à mes attentes.
Un tome d'introduction plutôt classique, avec plusieurs bonnes idées (le cadre d'action déjà - le Groenland (!) - est bien original) mais aussi pas mal de séquences et de dialogues redondants, ce qui donne quelque peu l'impression de tourner en rond. Le dessin réaliste, parfaitement exécuté, est le gros point fort de l'album. A ce sujet, mention spéciale pour la couverture, hyper accrocheuse !
THE JUNCTION est presque le jumeau du magnifique DOWNLANDS, qui fut sans conteste l'une de mes meilleures lectures de l'année 2025 : mêmes thématiques (la mort, le deuil, les fantômes ...), même ambiance mystérieuse entre chien et loup, même structure narrative (une enquête où les indices et les solutions arrivent au compte-goutte) et même dessin cubiste aux couleurs fantasmagoriques.
Si on a aimé l'un, on aimera forcément l'autre. Petite préférence perso pour DOWNLANDS (qui m'a procuré davantage d'émotions), mais THE JUNCTION reste une magnifique histoire : à l'enquête policière pleine de suspense que l'on prend plaisir à suivre se mêlent tout un tas de sentiments très forts (la joie, la tristesse, la mélancolie, l'espoir, l'amour) qui font que la lecture est accrocheuse du début à la fin.
Un bon album, qui permet de refermer le cycle "Reconquête de Vaucanson". Etrangement peu porté sur l'action (bon, il y a quand même quelques mandales distribuées par Herbert et Marvin qui se perdent ...), l'album montre principalement comment Herbert gère le pouvoir une fois remonté sur le trône du duché de Vaucanson. Evidemment, notre canard éternellement optimiste et gaffeur s'y prend comme un manche et déclenche sans le vouloir une sacrée pagaille au sein de son duché, ce qui conduit à des situations fort drôles. Entre familles de nobles toujours prêtes à comploter contre leur suzerain, courtisanes usant de leurs charmes et entourage d'Herbert peu fiable, notre canard n'a pas fini de galérer pour diriger son duché !
Un épisode au final très réussi, qui fait avancer efficacement l'intrigue générale de la série autant qu'il nous fait rire, et toujours impeccablement illustré par Boulet, dont le trait à la fois souple et très expressif convient parfaitement à cette branche de "Donjon Zénith".
Histoire rocambolesque mêlant fantastique et espionnage, se déroulant à New-York et ses alentours dans les années 50. Le scénario abracadabrant de Lewis Trondheim est plaisant à suivre et est illustré de belle manière par Franck Biancarelli, dont le trait fin et élégant restitue bien l'atmosphère de cette période. Au-delà du scénario, le plus succulent dans cette histoire reste le décalage entre l'attitude de l'héroïne et les comportements en vigueur dans l'Amérique des années 50 qui conduit à plusieurs situations cocasses. Lecture bien plaisante au final.
Un album qui clôt le second cycle de la série et par là-même la série VORTEX. Tess Wood & Campbell se retrouvent enfin dans cet épisode et doivent se défaire des griffes de leurs ravisseurs pour enfin rentrer à leur époque et réparer définitivement le continuum Espace / Temps ... et ainsi sauver la planète !
Un épisode dans la lignée des précédents, empli d'action et de rebondissements extravagants, qui vire même vers la fin dans une ambiance "mécha" typique de nombreux comics et manga de science-fiction. La lecture reste prenante jusqu'au bout et sans se prendre au sérieux ni même révolutionner le genre SF (malgré la volonté des auteurs d'innover avec une méthode de narration originale pour l'époque (cf. les tomes 1.1, 1.2, 2.1 et 2.2)), la série VORTEX aura rempli son objectif : divertir le lecteur jusqu'à la case finale sans jamais le lasser.
Un tome centré sur Tess Wood, projetée à son tour au XIXème siècle à Londres. A la recherche de son acolyte Campbell, la scientifique va devoir se mêler à la populace locale sans se faire démasquer. En parallèle, le continuum Espace / Temps continue de se dérégler et bientôt, d'étranges phénomènes se produisent en cette année 1827.
Un tome qui se déroule plus ou moins en parallèle du précédent, mais où les événements sont perçus ce coup-ci du point de vue de Tess Wood (un procédé efficace qui rappelle le concept mis en place au tout début de la série). L'aventure évolue de plus en plus dans une ambiance "steampunk", entre sociétés secrètes aux projets malfaisants, monte-en-l'airs s'introduisant clandestinement dans quelques demeures cossues, personnages utilisant gadgets et engins volants semi-futuristes en tous genres ... Une lecture une nouvelle fois bien plaisante malgré l'extravagance des situations.
Un album centré sur l'agent Campbell, coincé au XIXème siècle dans les environs de Londres, qui va chercher coûte que coûte à récupérer l'appareil lui permettant de voyager dans le Temps, afin de revenir dans son époque. Ce faisant, il va faire la connaissance de plusieurs personnes, certaines prêtes à l'aider, d'autres moins ...
Une aventure assez convenue qui empile les classiques des magazines "pulp" et du roman d'aventure à bas coût : série d'assassinats commis par un sérial killer, secte satanique voulant dominer le monde, repaires secrets, plantureuse jeune fille prête à aider le héros (et plus si affinités) ... Tout ça est très caricatural mais c'est bien sûr fait exprès. Lecture plaisante par conséquent, d'autant que les dessins typés "comics US" sont parfaitement dans le ton et servent impeccablement le récit.
Ce tome 6 (le huitième de la série, en réalité) démarre un second cycle, qui se poursuivra jusqu'au tome 9. Sans le revendiquer officiellement, les auteurs reviennent quelque peu au concept du début de la série : deux albums centrés sur Tess Wood (les tomes 6 et 8) et deux autres axés sur Campbell (T7 & T9). Les T6 & T7 se font plus ou moins écho, de même que les T8 & T9. Toutefois, chaque album reste dessiné à quatre mains, Stan & Vince se partageant les planches.
La précédente mission de Tess Wood & Campbell, bien qu'ayant été accomplie avec succès, a créé des perturbations dans le continuum Espace / Temps. Nos héros n'ont d'autre choix que de retourner aux différentes époques visitées pour réparer leurs erreurs et éviter que le continuum Espace / Temps ne se dérègle totalement, ce qui provoquerait à terme ni plus ni moins que la fin du monde ! Nous allons suivre dans ce T6 la scientifique Tess Wood qui tente de rejoindre Campbell, coincé dans le Passé. Dans le même temps, le Temps semble se dérégler dans le Présent, avec des personnes qui régressent jusqu'à se retrouver à la condition ... de singes !
Les thèmes des voyages dans le Temps et des paradoxes temporels pouvant vite être redondants (en mode "c'est le serpent qui se mord la queue"), on aurait pu craindre un second cycle répétitif par rapport au premier. Heureusement, il n'en est rien et les auteurs font preuve d'une belle originalité : nouveau cadre d'action (XIXème siècle vs 31ème siècle pour le cycle 1), nouveaux enjeux (empêcher le dérèglement du Temps vs retourner dans le Présent dans le cycle 1), nouveaux adversaires (j'adore le professeur Stone !) ... Les personnages et leurs dialogues sont toujours aussi caricaturaux, les événements toujours aussi extravagants et hautement improbables, mais, comme pour les tomes précédents, on se laisse porter par le récit. Un tome 6 en tous points satisfaisant donc, pourvu bien sûr que l'on adhère aux délires du scénario.
Bon, ça devient de plus en plus incompréhensible ... Hormis les dessins, toujours aussi qualitatifs, c'est de plus en plus n'importe quoi ! Je n'ai pris aucun plaisir à la lecture et pire, l'album ne m'a pas donné envie de poursuivre la lecture de cette série alors que c'est justement ce qui faisait la grande force des tomes précédents : les mystères et énigmes distillés au compte-goutte tout au long de l'histoire titillaient notre curiosité et nous donnaient toujours envie d'en savoir plus ! Là, c'est plutôt le contraire : plus ça va, et moins j'ai envie de connaître la suite ...
On est bien loin de la qualité des cinq premiers épisodes ...
Album sympathique. Le Marsu est traqué par un groupe de cinq chasseurs, soit-disant les plus redoutables de la planète, chacun ayant ses propres capacités (à titre personnel j'ai bien aimé le chasseur "ami" de la Nature et la minotte aux armements high-tech). Comme d'hab' ça oscille entre humour et aventure bon enfant. Le dessin "franquinien" de Batem est égal à lui-même (c'est-à-dire bien chouette) et correspond parfaitement à ce que l'on attend pour un album de ce calibre.
Scénario nébuleux, inutilement compliqué, et dessin trop épuré, manquant de réalisme et bourré d'approximations. Je n'ai pris aucun plaisir à la lecture. Une vraie déception.
Dans cet épisode, nos héros continuent de voyager dans le Temps et traversent plusieurs époques, de la Préhistoire à l'Allemagne nazie, en passant par le 181ème siècle (!). Les péripéties sont toujours aussi improbables, les dialogues toujours aussi convenus, les personnages toujours aussi stéréotypés mais la lecture reste très divertissante, notamment parce que les dessins de Stan et Vince restent efficaces et dynamiques. L'intrigue présente tout de même quelques très bonnes idées (comme la nature et les pouvoirs des habitants du 181ème siècle). Enfin, à noter que cet épisode termine, non sans mal, un premier cycle au sein de cette série.
Un tome au scénario assez classique à base de voyages temporels incessants, avec des héros qui voyagent dans les méandres du Temps, entre 31ème siècle, Egypte antique et Crétacé. Tess Wood et Campbell vivent mille dangers mais finissent par se sortir toujours in-extrémis des pires situations. Les rebondissement sont donc particulièrement improbables, mais c'est bien sûr fait exprès, les auteurs s'amusant à parodier les comics américains de super-héros dans cette série. Lecture amusante, donc !
Cet album, numéroté "tome 3", est en réalité le cinquième opus de la série VORTEX, puisque les tomes 1 et 2 sont dédoublés. Désormais, les aventures de Tess Wood et Campbell sont regroupées dans un seul et même volume, et non plus en deux branches distinctes. Je trouve dommage que la série revienne à une forme de narration plus standard et ne se soit pas prolongée en deux sous-séries distinctes, mais sans doute ce concept novateur à l'époque était-il trop compliqué à tenir sur la durée. L'originalité reste cependant encore un peu de mise car désormais, tous les albums sont dessinés à quatre mains, Stan et Vince dessinant de concert sur les mêmes épisodes. Leurs styles graphiques sont d'ailleurs tellement similaires qu'il est bien difficile à la lecture de deviner lequel a dessiné telle ou telle planche !
Dans cet épisode, nos héros se retrouvent enfin et participent à la lutte armée pour faire tomber le régime tyrannique du 31ème siècle dans lequel ils ont été projetés. Au niveau de l'intrigue, on a donc droit à un scénario "classique" de révolution où le peuple opprimé se soulève et tente de renverser le pouvoir en place. L'album est donc placé sous le signe de l'action, avec des combats incessants entre rebelles et légions du tyran, auxquels se mêlent nos héros.
Rien d'original, mais lecture tout de même sympa !
Avec son dessin numérique caractéristique (qui apporte un cachet bien singulier à cette BD), Arthur De Pins livre un récit d'aventures à la fois drôle et épique à souhait. La trame scénaristique est certes classique mais parfaitement menée, avec en primes quelques surprises bienvenues. Lecture très sympa !
Une narration originale et un graphisme qui l'est tout autant, avec un dessin certes minimaliste mais aussi très évocateur. Plusieurs fables sont contées, toutes à priori indépendantes mais qui finissent par se rejoindre à la fin. J'ai aimé l’ambiguïté des personnages et le côté doux-amer de nombreuses histoires.
Un album qui déconstruit les contes de fées et autres légendes ancestrales de jolie manière. Une chouette surprise !
Un album qui par son dessin, son ambiance et son genre (thriller fantastique, avec en toile de fond un complot mêlant une mystérieuse agence gouvernementale et des créatures surnaturelles) évoque un peu LE CHANT DES STRYGES. Étant amateur du genre, j'ai fortement apprécié la lecture de cet opus. Trait réaliste très dynamique, cadrages quasi cinématographiques, colorisation très sombre bien en accord avec le thème de l'album ... Le dessin envoie du lourd et est pour moi le point fort de l'album. Mais le scénario n'est pas en reste, avec une intrigue bien sombre et bien prenante.
L'album est un one-shot et se suffit à lui-même, mais la fin laisse tout de même entrevoir la possibilité pour une suite. Je ne dirais pas non !
Une vraie merveille ! Le dessin est réellement magnifique, entre des personnages merveilleusement animés et expressifs à souhait et des décors somptueux fourmillant de détails, le tout étant rehaussé d'une colorisation tout aussi splendide. De son côté, l'histoire est vraiment bien : on est sur de l'Aventure à l'état pur, avec une intrigue vivante, mouvementée, baignant dans une atmosphère bien agréable emplie de mystères et dotée de nombreux rebondissements qui font qu'on ne s'ennuie jamais à la lecture. Ajoutez-y un brin de fantastique juste ce qu'il faut et nous voilà avec un album qui se case d'emblée parmi les plus belles réussites de la série !
Cerise sur le gâteau, les fans de l'univers de Walt Disney auront plaisir à dénicher les nombreuses références, easter eggs et autres clins d’œil à de nombreux classiques Disney des années 70-80 et autres séries animées Disney des années 90, ainsi qu'aux magazines Mickey Parade et Super Picsou Géant datant de cette période, à travers une flopée de personnages subtilement glissés parmi les décors dans une multitude de cases de ce magnifique album.
Si les événements décrits dans cet album font écho à ceux décrits dans le T2 de "Campbell, voyageur du temps" - ce qui permet de faire des recoupements intéressants entre les deux albums et de saisir toutes les subtilités du scénario - j'ai néanmoins été un peu déçu que ce tome soit en fait davantage centré sur Campbell, la jolie Tess étant finalement (et bizarrement) peu présente dans cet épisode. On se rattrapera certes avec le dessin de Vince, toujours à l'aise pour dessiner moult engins et décors futuristes, mais j'avoue que l'absence de Tess Wood, archétype de la belle ingénue prisonnière qui tombe systématiquement dans n'importe quel piège et attend d'être sauvée par un chevalier servant, est assez étonnant.
Côté satisfactions, on notera que l'album se termine par un rebondissement inattendu et un très bon cliffhanger, qui donne envie de poursuivre la lecture.
Un T2 de "Campbell, voyageur du temps" dans la lignée du T1. Le personnage de Campbell, archétype du super-héros sans peur et sans reproche toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin, se retrouve une fois de plus embarqué dans un sacré pétrin mais bien sûr arrive à toujours se sortir in-extremis des pires situations. Si on adhère aux énormités et autres délires improbables du scénario, nul doute que la lecture de cet épisode s’avérera alors sympathique, d'autant que l'intrigue se déroule sur un rythme soutenu et fait la part belle à de nombreuses scènes d'action et retournements de situation.
Pour bien apprécier ce T2 de "Campbell, voyageur du temps", il faut néanmoins avoir lu le T1 de "Tess Wood, prisonnière du futur" entre les T1 et T2 de "Campbell, voyageur du temps". On peut même lire le T2 de "Tess Wood, prisonnière du futur" avant d'entamer la lecture de cet opus-ci. Comprenne qui pourra.
Ce T1 de "Tess Wood, prisonnière du futur" raconte les mêmes événements que ceux décrits dans le T1 de "Campbell, voyageur du temps", mais d'un autre point de vue, en l'occurrence celui de la scientifique Tess Wood. Si les événements sont identiques, les plans, la mise en scène et les cadrages sont différents. Il faut dire aussi que le dessinateur change, puisque c'est Vince qui assure la partie graphique de cette branche de VORTEX centrée sur Tess Wood (Stan se chargeant de l'arc axé sur Campbell). Toutefois, Stan et Vince ont un style graphique très proche, ce qui fait que le changement de dessinateur d'une branche à l'autre ne perturbe en rien la lecture.
J'ai trouvé ce T1 mieux écrit et réalisé que son alter-égo centré sur Campbell : le scénario est plus clair, il y a moins de zones d'ombres et l'album peut même se lire tel quel, sans rien connaître des événements décrits dans le T1 de "Cambell, voyageur du temps" (alors que l'inverse n'est pas vrai).
Sinon graphiquement ce tome confirme ce que l'on pressentait à la lecture du T1 de "Campbell, voyageur du temps" : le style "pulp" / "comics US" est assumé à fond et l'histoire est bourrée de personnages stéréotypés, de dialogues d'une grande naïveté (voire de ridicule), de clichés et de scènes archi-prévisibles.
On se laisse malgré tout prendre par le récit et la lecture est au final bien sympathique.
Parue dans les années 90, VORTEX est une série dont le concept se voulait révolutionnaire pour l'époque : une série de science-fiction basée sur les voyages dans le temps avec des albums mettant en scène tour à tour l'un des deux personnages principaux (l'agent secret Campbell et la scientifique Tess Wood), la série se divisant dès lors en deux branches : celle centrée sur Campbell (dessinée par Stan) et celle axée sur Tess (dessinée par Vince). Chaque tome de chaque branche racontant ainsi peu ou prou la même histoire, mais d'un point de vue différent. Si l'idée était séduisante sur le papier, à mes yeux sa réalisation est moyennement convaincante.
Le preuve avec ce tome 1 centré sur Campbell, au scénario confus, avec beaucoup d’ellipses et de zones d'ombres dans la narration. Même si le tome 1 centré sur Tess Wood apporte de nombreux éclaircissement, en soi ce premier volume axé sur Campbell manque de clarté, en dépit des nombreuses scènes d'action bienvenues et d'un rythme relativement soutenu.
Quant au parti pris graphique, l'idée d'illustrer cette saga avec un dessin et une colorisation fortement influencés par les comics américains est logique vu les thèmes abordés par cette série (super-héros, science-fiction, batailles dantesques, paradoxes temporels ...) mais perso ce n'est pas le style graphique que je préfère.
Au final, bien qu'imparfait, ce tome 1 de VORTEX - "Campbell, voyageur du temps" reste divertissant et la lecture demeure plaisante.
Encore une fois, les auteurs cassent les codes de la bande dessinée en faisant preuve d'une inventivité et d'une créativité hors du commun. Au-delà de l'intrigue en elle-même qui est somme toute bien prenante (quels liens entre ces crimes mystérieux et le folklore local qui fait la part belle au surnaturel ?), on appréciera évidemment la narration alambiquée tout à fait originale - qui fait le sel de cette série - et bien sûr le dessin atypique, riche en trouvailles graphiques et autres astuces visuelles.
Le genre d'album qui vous fait aimer la bande dessinée, tout simplement.
Après le décès de sa sœur jumelle, James, 14 ans, reste hanté par sa disparition. Une mort auréolée qui plus est de mystère, car 24 heures avant son décès l'adolescente affirmait avoir vu un immense chien noir apparaître devant elle. Or, dans le folklore local, l'apparition d'un chien noir est synonyme de funeste présage. Avec l'aide d'une vieille voisine que les enfants du village surnomment "la Sorcière", James se plonge dans l'histoire locale et part à la découverte des légendes, croyances et faits divers des hameaux avoisinants, pour tenter de résoudre le mystère entourant la disparition de sa sœur. Ses investigations le mèneront bien au-delà de ce qu'il aurait pu imaginer ...
Un album aussi audacieux qu'envoûtant qui traite de l'acceptation du deuil et qui combine folklore fantastique et enquête introspective. Graphiquement, l'album est une pure merveille, entre un dessin "géométrique" extrêmement original et une colorisation diaphane tout à fait cohérente avec le contenu du livre, qui aborde spiritisme, surnaturel et histoires de fantômes. Une fois la lecture entamée, il m'a été impossible de lâcher le livre avant d'avoir le fin mot de l'histoire. A ce sujet, la fin de l'histoire est pleinement satisfaisante.
Un véritable coup de cœur en ce qui me concerne !
Une aventure cocasse et rocambolesque que j'ai eu grand plaisir à lire. Le dessin, bourré d'imperfections, est certes taillé à la serpe mais son style caricatural s'accorde parfaitement au ton humoristique de cette histoire, en le renforçant encore davantage.
Mais le plus fou dans toute cette histoire ce n'est finalement ni l'intrigue abracadabrante, ni la galerie de drôles qui peuple le récit, ni le dessin parfois hasardeux, mais de se dire qu'une partie de ces événements a probablement eu lieu !
LES SENTIERS D'ANAHUAC traite de l'évangélisation de l'Amérique latine par les conquistadors espagnols au XVIème siècle. Un sujet qui, à priori, ne m'emballe pas plus que ça. Ajoutez à cela un dessin austère et peu engageant, et voilà un album qui se situe bien loin de mes goûts habituels en matière de bande dessinée. Pourtant, contre toute attente, j'ai adoré cet album !
Sur le fond, LES SENTIERS D'ANAHUAC met en scène Antonio Valeriano, un jeune "Mexica" (ou Aztèque) qui va embrasser le catholicisme, la religion des vainqueurs (en l'occurrence les Espagnols). Accueilli par le padre Bernardino de Sahagun dans le Collège de la Sainte Croix de Tlatelolco, le jeune étudiant, très doué notamment dans l'apprentissage du latin, deviendra l'un des collaborateurs essentiels du missionnaire (avec d'autres jeunes camarades amérindiens) pour l'élaboration de ce que l'on nommera plus tard le "Codex de Florence", fameux document de plus de 2 400 pages dont la rédaction prit plus de vingt ans, et qui permit de sauver littéralement de l'oubli la mémoire Aztèque. Parallèlement, Antonio va connaître un parcours brillant et accédera aux plus hautes sphères du pouvoir de la cité de Tenochtitlan, actuelle Mexico.
Sur la forme, le livre, qui bénéficie d'une présentation soignée, se présente dans un format carré et est imprimé sur du papier beige évoquant les vieux manuscrits, un parti pris tout à fait cohérent avec son contenu. Pour ce qui est du dessin, l’approche est particulièrement originale et en adéquation avec le propos du livre, qui parle de l’hybridation de deux mondes très différents, l’Espagne catholique et le Mexique précolombien, qui intègre la culture de l’envahisseur tout en s’efforçant de conserver ses traditions. Pour ce faire, l'auteur fait cohabiter un style inspiré des gravures européennes du XVIème siècle et l’iconographie nahuatl.
Malgré ces trouvailles graphiques et un scénario bien construit, il faudra tout de même s'accrocher pour ne pas se perdre parmi la profusion de nombreux termes en nahuatl. Mais comme le dessinateur Jean Dytar pense à tout, il a eu la bonne idée de glisser un mini-lexique des mots les plus récurrents en fin d’ouvrage, ainsi qu’une liste des divinités aztèques. Ce glossaire est même doublé d’une version « volante » qui peut faire office de marque-page !
Au final, une lecture exigeante mais passionnante, et un ouvrage hors-norme qui constitue à coup sûr l'une des pépites de l'année 2025 !
Magistral, une fois de plus, que ce soit au niveau du dessin comme du scénario. Le rythme est un peu plus lent que dans les albums précédents (il y a moins de combats et ça blablate beaucoup), mais c'est un vrai régal de continuer à suivre l'évolution des uns et des autres au gré des alliances, contre-alliances, trahisons, retournements de situations, etc.
Ce "cycle des Ours" continue d'envoyer du lourd et de faire des 5 TERRES l'une des meilleures sagas "fantasy" du moment.
Régis Loisel en totale roue libre ! J'ai arrêté ma lecture au bout d'une trentaine de pages, tellement c'était mauvais. Le scénario ? Du grand n'importe quoi ! Sans doute l'une des pires nullités que j'ai lue cette année. Dommage, car les dessins sont très réussis.
Si les super-héros bodybuldés et invincibles, les dessins stéréotypés et les couleurs phoshopées vous gonflent, oubliez les Marvel et autres D.C. Comics et tournez-vous vers ANIMAN et sa suite FABIENNE d'Anouk Ricard, qui parodient avec bonheur l'univers barbant des super-héros !
Bon, évidemment, il ne faut pas être allergique à l'absurde ni aux dessins hyper naïfs, qui sont la marque de fabrique de l'autrice. Perso j'ai pas mal rigolé, même si ce n'est pas le meilleur album de l'autrice. Pour les amateurs d'ouvrages décalés et les curieux qui voudraient sortir des sentiers battus !
Dans la veine des PERSEPOLIS et autres L'ARABE DU FUTUR. Lewis Trondheim illustre par son dessin naïf caractéristique l'enfance irakienne de sa femme Brigitte Findakly. Une BD touchante et agréable à lire, où la petite histoire se mêle à la grande.
Un épisode largement orienté science-fiction qui se présente comme la suite du "Mystère de l'Atlantide", qui était loin d'être un des meilleurs albums de Jacobs (trop verbeux et manichéen à mon goût). Pourtant, cette suite est à mon sens bien meilleure que le titre de Jacobs dont il s'inspire. Entre une aventure bien prenante dans laquelle on ne s'ennuie jamais et des dessins absolument superbes qui se situent parfaitement dans l'esprit de la série, impossible de bouder son plaisir ! Pour moi, l'album fait partie du top 5 depuis la reprise de la série.
Un western original, réparti en quatorze courtes histoires, toutes dessinées par un dessinateur différent, avec pour fil conducteur une montre-gousset qui passe de mains en mains au fil des siècles et qui traverse l'histoire du Far-West de 1763 à 1938. L'intérêt de ce type d'ouvrage est de pouvoir contempler divers styles graphiques; il y en a donc forcément dans le lot qui vous plairont. Perso, j'ai un faible pour les dessins de TaDuc, de Patrick Prugne et de Benjamin Blasco-Martinez.
Excellent thriller de science-fiction, à tendance horrifique. Le scénario est parfaitement construit : le début de l'histoire est aussi flippant qu'intrigant, avec un très bon mystère pour accrocher le lecteur; le déroulé de l'intrigue est bien mené, avec plusieurs pistes qui s'entre-mêlent et quelques révélations qui arrivent au compte-goutte; et la résolution du mystère et la fin de l'histoire sont excellentes.
L'ensemble est illustré par un très bon dessin qui rappelle le style des comics réalistes. Décors lugubres, regards apeurés, paysages naturels oppressants, météo froide et pluvieuse, de nombreuses scènes nocturnes ... L'ambiance est sombre et anxiogène, digne de ce que l'on attend d'un récit d'épouvante.
Osez pénétrer dans LE VILLAGE, vous ne le regretterez pas !
Excellent récit d'épouvante, qui se déroule à la fin du XIXème siècle dans un petit village gallois du bord de mer. Le dessin très pictural de Guillaume Sorel et ses couleurs entre chien et loup installent un climat de malaise qui donne toute sa puissance d'évocation à cette histoire teintée de macabre et de fantastique.
Petite mise en garde : on est dans le surnaturel le plus total, et il n'y a aucune explication rationnelle à toutes les atrocités subies par les protagonistes de cette histoire. Les lecteurs les plus cartésiens risquent donc d'être décontenancés - voire déçus - par le dénouement de cette intrigue funèbre. Perso, ça n'a nullement été mon cas et j'ai bien apprécié cette lecture.
"Par la colère du dragon !"
Un quatrième tome que j'attendais avec une certaine impatience, notamment parce qu'il est centré sur Shiryu, mon personnage préféré de toute la saga. Et sur le fond comme sur la forme, cet album répond à toutes mes attentes ! Déjà, graphiquement, c'est toujours aussi superbe. Design des personnages, décors, armures ... c'est de nouveau un sans faute. On en prend vraiment plein les yeux ! Et côté scénario, l'histoire fait preuve à la fois d'une belle originalité tout en étant extrêmement respectueuse de l'oeuvre originelle.
L'intrigue se situe juste après le cycle Hadès, et montre un Shiryu qui cherche désespérément à sauver son ami Seiya de la léthargie dans laquelle il a été plongé par l'épée d'Hadès, tandis que Chronos cherche à rassembler plusieurs artefacts divins pour construire son Horloge de l'Apocalypse : le trident de Poséidon, l'épée d'Hadès et le sceptre d'Athéna ... Comme pour les albums précédents, en plus de suivre une intrigue bien prenante, on a droit à tout un tas de révélations inédites, que ce soit concernant le Chevalier du Dragon et son côté obscur, les batailles passées entre les Chevaliers d'Athéna et leurs ennemis, les vraies raisons de la présence du vieux Maître à la cascade des cinq pics ou encore l'Armure de Bronze du Dragon elle-même.
Les méchants de cet épisode sont encore une fois aussi classes qu'originaux et les combats, sans être trop développés, offrent quelques très belles scènes, notamment lorsque Shiryu utilise Excalibur ou les 100 dragons de Rozan. Au rayon des bonnes surprises, à noter aussi que l'auteur évite les clichés concernant le Chevalier du Dragon, comme sa propension à combattre sans armure, la destruction systématique de son bouclier à chaque combat (alors que c'est censé être le bouclier le plus résistant du monde !) ou encore Shiryu qui perd la vue. Enfin, j'ai également apprécié l'apparition de quelques personnages secondaires comme Shina ou Jabu (Chevalier de la Licorne) et bien sûr certains Chevaliers d'Or, en l'occurrence Shura du Capricorne, Shaka de la Vierge et Dokho de la Balance.
En bref, un tome en tous points excellents, d'autant que le final fait magnifiquement la transition vers le prochain tome qui sera centré sur le héros Seiya !
Un tome qui conclut parfaitement la série. Le scénario reste prenant jusqu'au bout, avec certes plusieurs passages obligés auxquels on s'attendait, mais réservant néanmoins quelques surprises. L'ensemble reste royalement illustré, avec un dessin absolument splendide. Franchement, la série aura été parfaite de la première à la dernière page. Chapeau !
Sur une lointaine planète, des humains ont expérimenté une super-IA qui a finalement échappé à leur contrôle, s'est émancipée et s'est rebellée contre l'humanité. Les machines ont désormais pris le pouvoir et traquent sans relâche tous les humains ayant colonisé la planète, dans le but de les exterminer jusqu'au dernier. Pourtant, un jour, un jeune adolescent rencontre un robot qui semble être la seule machine sur cette planète à avoir échappé à l'influence de l'IA. Encore plus bizarre : ce robot semble vouloir aider et protéger le jeune garçon ...
Scénario post-apocalyptique archi-classique mais toujours efficace, et donc par conséquent agréable à suivre. Une belle tension s'installe au fin des pages, malgré le manque d'originalité de l'histoire. Le dessin manque à mon goût de personnalité, mais convient néanmoins pour ce type de récit (mention spéciale aux différents robots et engins technologiques). Une lecture au final sympa, mais rien d'inoubliable non plus.
Une histoire tragi-comique sur les thèmes du nationalisme militariste, du racisme universel, de l'ignorance et de la bêtise humaine. Le dessin, bien qu'imparfait, a du caractère, et son aspect rustique illustre au final parfaitement les comportements rustres et les mentalités arriérées des protagonistes de cette histoire. Une histoire que j'ai eu plaisir à lire, et qui m'a fait rire ... jaune (!).
Quelle magnifique conclusion ! Illustré par un dessin toujours aussi enchanteur, l'album traite du deuil et des traumatismes liés à la perte d'un être cher. L'émotion est à son paroxysme, et on quitte Cerise et sa clique avec un petit pincement au cœur et la larme à l’œil ... mais également avec le sourire au coin des lèvres et le cœur léger, car la vie continue, et les moments heureux en feront toujours partie.
Une série aussi sublime qu'originale, que je conseille à toutes et à tous, spécialement aux petites lectrices entre 6 et 12 ans :-) .
Un excellent épisode, avec une intrigue captivante qui présente l'originalité de se dérouler sur deux temporalités : en 1910 et en plein XVIIIème siècle. Une enquête complexe, plusieurs mystères intrigants, de nombreux personnages intéressants, des dialogues et des réparties qui font mouche ... Le tout mis en image par un dessin vraiment épatant, qui m'a fortement séduit. Bref, une lecture fort agréable !
La série est sur de bons rails pour se poursuivre comme il faut après le malheureux départ du regretté Etienne Willem.
Un bon épisode selon moi. On retrouve le côté sombre de l'univers de THORGAL, entre châteaux lugubres, conditions météo froides et pluvieuses, environnement naturel et éléments hostiles, une humanité partagée entre bêtise, cruauté, ignorance et soif déraisonnée de pouvoir ...
Bref, tous les bons ingrédients d'un album de THORGAL sont là, même s'il est vrai que ces thèmes peuvent être ressassés à l'infini et que la série pourrait encore se poursuivre durant une éternité avec des albums qui risqueraient à force par finir de tous se ressembler. Peut-être qu'une conclusion définitive à cette série serait la bienvenue ?
Bon, on est clairement dans de "la BD pour ados" : une aventure dénuée de toute originalité, un scénario peu complexe qui tire sur les grosses ficelles, des personnages très stéréotypés sans aucun charisme ni aucune complexité psychologique, des dessins "cartoonesques" manquant à de nombreuses reprises de subtilité ... En tant qu'adulte, je me suis fermement ennuyé. Peut-être les jeunes y trouveront-ils leur compte ? Et encore, même pas sûr ... Il y a malheureusement bien longtemps que cette série a perdu le charme et l'attrait de ses débuts.
PETIT VAMPIRE et ses amis sont au Pays Imaginaire pour rendre visite au Capitaine Crochet, ami du Capitaine des Morts. Ils vont faire connaissance avec Peter Pan, un véritable sale gosse qui va leur en faire voir de toutes les couleurs.
Malgré quelques passages amusants, l'album est inférieur aux deux premiers tomes de la série. Peut-être que les décors trop ensoleillés y sont pour quelque chose (les ambiances nocturnes étant à mon goût plus adaptées à l'univers de PETIT VAMPIRE). Mais l'histoire a également eu du mal à me transporter, avec beaucoup de dialogues redondants qui finissent par créer des situations assez lassantes (tous les passages où chacun tente de s'accaparer Madame Pandora).
Bref, ça reste sympa de retrouver tout le petit monde de PETIT VAMPIRE mais cet album est finalement quelque peu décevant.
Le dessin des Kerascoët est toujours aussi délicieux et l'histoire est à l'avenant : douce, amusante, bienveillante. Un vrai bel album,pour les petits lecteurs.
Marseille, août 1720. Le commissaire de quartier LEO LODEN est engagé par un riche bourgeois pour éclaircir le mystère entourant la mort de son épouse, décédée il y a peu d'une mystérieuse fièvre orientale. Sans le savoir, notre héros vient d'être mêlé aux événements ayant entraîné l'apparition de la Grande Peste à Marseille ...
Comme pour le T25, cette nouvelle aventure de LEO LODEN se déroule dans le passé et non à notre époque contemporaine. Après l'Antiquité (cf. T25), voici donc Léo au début du XVIIIème siècle. Une astuce scénaristique bienvenue, permettant de casser un peu la routine de la série et d'éviter de s'enfermer dans la monotonie, même si en soi l'enquête que mène notre héros n'est pas des plus claires ni des plus entraînantes. Deux points positifs néanmoins :
- de nombreuses informations didactiques qui permettent d'en apprendre quelque peu sur les conditions dans lesquelles la Grande Peste a fait son apparition à Marseille et comment et grâce à qui l'épidémie a pu être enrayée;
- le dessin qui permet de se représenter à quoi pouvaient ressembler Marseille et ses habitants à cette époque-là.
Au final, un épisode globalement sympathique, bien que l'action se déroule au cours des événements qui sont probablement les plus dramatiques de toute l'Histoire de la cité phocéenne.
Avec un dessin proche du dessin d'animation japonais et une couverture absolument magistrale, MINUIT PASSE se présente déjà avec une esthétique léchée et raffinée des plus attirantes. Ajoutez-y un récit teinté de fantastique à l'atmosphère mélancolique et automnale, des personnages attachants, une poésie certaine et un très léger parfum horrifique, et vous voilà avec une lecture des plus envoûtantes !
Magnifique !
Sympathique, mais sans plus. On est très loin de la qualité d'un BLACKSAD, aussi bien sur le plan du scénario (ça ne décolle jamais vraiment et les personnages ne sont guère intéressants) que sur celui du dessin (un voire deux crans en-dessous, même si les bouilles des personnages anthropomorphiques sont réussies).
Dommage, car découvrir les jeunes années de cette fouine de Weekly était bien alléchant. Mais à l'arrivée, ça n'enrichit que très peu le background de la série.
Comme on pouvait s'y attendre, la guerre entre le Trust et les Minutemen se termine dans ce cinquième volume (qui regroupe les trois derniers tomes de la série) par un final aussi sanglant qu'explosif, qui aura raison de presque tous les personnages encore présents à ce stade de la série. Un final particulièrement bien géré et pleinement satisfaisant, d'autant qu'il nous dévoile enfin tout le dessous des cartes et nous permet de comprendre quelles étaient les motivations initiales de chacun.
Au final, 100 BULLETS est un thriller captivant, doté d'une structure narrative complexe et très inhabituelle, de personnages forts et d'un très bon suspense. L'autre atout majeur de la série, c'est bien évidemment le dessin aussi atypique que nerveux d'Eduardo Risso, qui, entre cadrages audacieux, angles de vue multiples et "gueules" extrêmement expressives, donne une vraie âme graphique à 100 BULLETS, bien loin des dessins standardisés de la plupart des "comic books".
Lecture "indispensable" en ce qui me concerne pour ce qui est, indéniablement, une très grande série.
Je ne m'attendais pas à ça, mais j'ai adoré ! La structure narrative de l'album est très inhabituelle : sept chapitres distincts racontant chacun sept histoires différentes, toutes reliées cependant par un fil conducteur. Sept récits très différents, mais tous accrocheurs et tous royalement illustrés ! C'est à coups sûr l'album le plus original de cette collection jusqu'à maintenant. Cerise sur le gâteau, les fans pourront relever quelques références discrètes à plusieurs titres de la série-mère ("La diligence", "Arizona", "Des rails sur la prairie", "Le 20ème de cavalerie", "7 histoires de LL" ...). Seule ombre au tableau : l'absence de Jolly Jumper.
Quoiqu'il en soit, ne passez pas à côté ! Le dessin millimétré et hyper élégant de Brüno au service d'un des héros les plus mythiques de l'Histoire de la BD franco-belge : la classe à l'état pur !
Joyeux mélange d'esprit potache, de questions existentielles, d'ironie et d'irrévérence, le tout sous couvert d'aventures rocambolesques, PIRATES EN ENFER est comme une chasse aux bonbons d'Halloween : on s'y plonge avec gourmandise, c'est vif, c'est drôle, ça fait peur pour de faux, il y a du rythme et ça fait passer un très chouette moment !
Graphiquement aussi l'ensemble est extrêmement plaisant : le trait est rigolo, les bouilles expressives (surtout pour des squelettes !), les décors sympas et la colorisation dans des tons uniquement rouges et noirs en parfait accord avec l'univers infernal dans lequel se déroule cette improbable aventure.
C'est typiquement le genre de BD sortant de l'ordinaire que j'apprécie !
Oui, le dessin est grandiose et d'une belle originalité et oui, l'univers post-apocalyptique imaginé pour ce récit est réellement immersif. Le problème, c'est que je n'ai eu quasiment aucun plaisir à lire cette BD. Entre un scénario nébuleux et un manque total d'empathie pour les personnages, difficile pour moi d'apprécier. Grosse déception pour ma part.
Dans ce volume 4 (qui comprend les tomes 9, 10, 11 et 12 de la série), la lutte entre le Trust et son ancien bras armé - les fameux "minutemen" - s'intensifie. Mais nous sommes loin d'assister à une classique guerre des tranchées, Brian Azzarello aimant brouiller les pistes : alliances, contre-alliances, trahisons, complots, vengeances ... jalonnent le récit. Les coups tordus et les trahisons pleuvent dans les deux camps : au sein des "minutemen", où une partie d'entre eux choisit de rester fidèle à l'agent Graves tandis que l'autre a fait allégeance au Trust, s'engageant ainsi dans une lutte fratricide mortelle; et également au sein du Trust, où plusieurs familles commencent à tomber, parfois trahies par d'autres familles. Bref, on a du mal à deviner le vrai dessous des cartes et c'est ce qui rend la lecture particulièrement addictive !
L'autre gros point fort de cette série reste le dessin d'Eduardo Risso, aussi stylisé qu'expressif, qui retranscrit magnifiquement l'atmosphère noire et sanglante de la série. D'une lisibilité parfaite, le trait est extrêmement aiguisé et d'une efficacité redoutable, et est forcément pour beaucoup dans le plaisir que j'ai à lire 100 BULLETS.
Après deux volumes passés à nous présenter les différents protagonistes de cette saga, on entre avec ce troisième volume (qui regroupe les tomes 6, 7 et 8 de la série) pleinement dans le cœur de l'intrigue de 100 BULLETS, même s'il reste évidemment beaucoup de zones d'ombre. Un volume qui nous en apprend davantage sur les origines du Trust ainsi que sur l'organisation de l'agent Graves et de ses fameux "minutemen", en se focalisant principalement sur deux d'entre eux : le redoutable Wylie Times et la brute perverse et psychopathe Lono.
Graphiquement, la crasse, la misère, le désespoir, la violence, le sexe et la bassesse humaine sont toujours mises en image avec autant de talent par Eduardo Risso; certaines séquences étant même magistrales.
Fin de la trilogie consacrée au major Jones avec cet album. Un opus au scénario particulièrement "musclé", voire même "burné" : explosions, cascades, fusillades, bagarres ... occupent 95% du récit. Un album pas très finaud donc, mais qui conclut ce triptyque de manière satisfaisante, d'autant que le dessin réaliste de TaDuc fait le job comme il faut.
Ce second volume (qui regroupe les tomes 4 et 5) nous en apprend davantage sur le Trust, organisation criminelle bien mystérieuse qui semble dominer le monde dans l'ombre. Quelques révélations bienvenues nous éclairent sur la guerre qui oppose cette organisation à celle de l'agent Graves, même si pour l'instant tout ça est encore bien obscur. Quoiqu'il en soit, la lecture reste passionnante, avec plusieurs histoires qui bénéficient à la fois d'un scénario diabolique et d'un dessin extrêmement typé qui rend bien l'atmosphère nauséeuse de la série.
Un excellent album ! Le dessin "uderzien" de Conrad est comme d'habitude magnifique et Fabcaro s'en donne à cœur joie pour caricaturer le Portugal et ses habitants en exploitant à fond tous les clichés et images d'Epinal que l'on peut avoir sur ce pays, comme savait le faire si bien Goscinny. Tout y est : la morue séchée, la saudade, la faïence portugaise, les vins de Porto et du Vinho Verde, l'accent portugais, les pasteis de nata ... Il y a même un petit Cristiano Ronaldo qui joue discrètement au football au détour de deux cases !
Ajoutez-y une aventure bien rythmée comme il faut, de nombreux jeux de mots et calembours amusants et plusieurs clins d’œil plein de malices à l'actualité (le micmac de la réforme des retraites, le ridicule du vocabulaire des boîtes de com' et de marketing, le langage politiquement correct - avec Baba qui prononce les "R" ("on ne peut plus rien dire !" ^_^), l'empreinte carbone du commerce international et de la mondialisation, etc.), et nous voilà dans un album digne des meilleurs épisodes de la série. Seul bémol : ça manque de bagarres (et le peu qu'il y a ne sont pas particulièrement bien mises en scène) !
J'ai retrouvé néanmoins avec cet album l'esprit des meilleurs épisodes d'ASTERIX, et qu'est-ce que c'est bon ! Bravo aux auteurs !
Fin de cycle avec ce troisième tome de ce spin-off d'ORBITAL. Le scénario a des airs de déjà-vu : un gang prépare un braquage, le coup foire et tout part en sucette, entre poursuites des malfrats par les forces de l'ordre et trahisons et règlements de compte au sein du gang. Classique, certes, mais toujours efficace.
Côté dessin, on est dans l'esprit graphique de la série-mère mais avec toutefois davantage de lisibilité et une colorisation moins "brumeuse", ce qui n'est pas pour me déplaire.
Une lecture agréable au final, loin d'être inoubliable, mais qui conclut ce premier cycle de belle manière.
Encore mieux que le premier, qui était déjà excellent ! L'album propose une intrigue complète qui s'inscrit néanmoins dans un arc narratif plus long. L'univers s'élargit, les personnages prennent de l'épaisseur - des héros aux seconds couteaux - en découvrant et maîtrisant peu à peu leurs pouvoirs et les révélations viennent au compte-goutte, titillant ainsi en permanence notre curiosité et nous donnant envie de poursuivre la lecture. L'aventure est donc particulièrement agréable à suivre, d'autant que les péripéties sont nombreuses et que l'humour et le second degré sont présents tout au long de l'histoire mais sans jamais en faire trop (ces chevaliers avec leurs codes d'honneur sont décidément bien drôles !).
Côté dessin, les Kerascoët assurent comme toujours, avec un trait subtil et malicieux qui me séduit énormément, d'autant que la colorisation très "flashy" apporte également beaucoup et participe de belle manière à la réussite graphique de cet album.
Et revoilà la névrosée mais non moins attachante Eva, dans une nouvelle enquête rocambolesque au sein de la cité barcelonaise ! Comme d'hab', notre héroïne n'a pas son pareil pour se fourrer toute seule dans le pétrin et la voilà une fois de plus dans de beaux draps, malmenée à la fois par la police catalane, un groupuscule néonazi, un ex-membre des services secrets et bien sûr plusieurs voix dans sa tête appartenant aux femmes mortes de sa famille !
Je me suis autant régalé à la lecture de ce tome qu'à celle du précédent, d'autant que le dessin est toujours aussi réussi, avec un trait à la fois propre et dynamique comme j'aime.
Un album qui démarre un nouveau cycle, et qui continue de nous en apprendre davantage sur le passé de BRUME et de quelques autres personnages secondaires L'Aventure est bien là, l'humour aussi, et le dessin, mignon tout plein et expressif à souhait, est comme d'hab' une pure merveille. Cette série est décidément un pur enchantement.
Spin-off basé sur deux des plus charismatiques personnages de la série GUNG HO : le maître d'armes Tanaka et sa fille Yuki. Et c'est hélas une énorme déception !
Le scénario est des plus basiques et ne développe que très peu l'univers ni même les personnages. Quant au dessin, bien que je ne sois pas un inconditionnel du dessin numérique, je trouve dommage d'avoir remplacé ce dernier - qui faisait toute l'originalité et l'identité de la série - par un trait malheureusement très quelconque. Du coup, ce spin-off ne présente absolument aucune originalité, ni graphique, ni scénaristique. Bref, en ce qui me concerne, c'est un coup d'épée dans l'eau.
Le pitch de départ est intéressant : un bug informatique mondial anéantit toutes les données numériques de la planète et plus aucune technologie numérique ne fonctionne. L'Humanité est alors au bord du chaos ...
Sauf que tout ça est traité très mollement et j'ai eu du mal à me passionner pour ce récit d'anticipation et à m'attacher aux (nombreux) personnages qui parcourent ce tome 1. Bref, je suis resté sur ma faim. Quant au dessin, pas de surprise, c'est du pur Bilal, donc on appréciera - ou pas - selon ses goûts. Personnellement, ce trait froid et austère m'a toujours rebuté, malgré son originalité.
Noir, glauque, sordide, cynique, crasseux, violent ... 100 BULLETS ne fait pas dans la dentelle, et mieux vaut avoir le cœur bien accroché quand on entame la lecture de ce polar diabolique !
Côté scénario, le principe est simple et toujours le même : le mystérieux "agent Graves" contacte un quidam et lui offre une mallette contenant un flingue, la photo d'une cible ayant causé du tort au quidam en question et une centaine de munitions totalement intraçables, garantissant ainsi une totale immunité à la personne contactée si celle-ci accepte de refroidir la cible. Cette première intégrale (qui regroupe les trois premiers tomes de la série sur les quinze existants) présente plusieurs histoires centrées sur divers personnages confrontés à cette étrange situation : une jeune délinquante, le barman d'un rade cradingue, un arnaqueur professionnel, une serveuse de nuit travaillant dans un fast-food, etc. Derrière ces histoires à priori distinctes, on devine vite qu'une sombre machination de plus grande envergure se profile mais à ce stade on ne sait pas laquelle, et c'est ce qui rend la lecture si addictive !
Côté graphisme, le dessin d'Eduardo Risso manque de réalisme mais a suffisamment de caractère pour être plaisant. Les personnages ont des gueules tordues, des corps cabossés, des allures déglinguées, ce qui va complètement de pair avec l'ambiance sombre et poisseuse que dégage la série.
Les comics ne sont pas un genre que j'apprécie habituellement mais là j'ai pris une bonne grosse claque ! J'attends de lire la suite avec impatience.
Avis pour l'ensemble de la série :
Une très bonne série sur le thème du survivalisme, avec un scénario accrocheur et une intrigue qui tient en haleine jusqu'au bout. Tout juste peut-on regretter une fin un peu trop "bourrine" et surtout trop convenue.
L'originalité de GUNG HO vient surtout de son graphisme, 100% numérique. Ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais il faut avouer que ça donne un certain cachet à cette série. Et surtout, cela ne nuit pas au plaisir de lecture, ce qui est le plus important.
Toujours aussi doux, aussi tendre et aussi émouvant. Et le dessin est à l'avenant. Bravo aux auteurs !
Un "comics" pour enfants extrêmement mignon et original ! J'ai particulièrement aimé l'aspect graphique, avec un dessin tout en rondeur qui apporte une ambiance "kawaï" des plus plaisantes et des couleurs flashys sursaturées qui vont bien de pair avec le dessin. Les personnages sont mignons tout plein et attachants, y compris les "méchants" (les goules sont bien marrantes !).
Action, humour et aventures : voilà qui devrait normalement plaire aux jeunes lecteurs !
Encore un très bon épisode, pour cette reprise décidément fort réussie ! Dans ce T5, Barbe-Rouge est prisonnier avec son équipage sur l'île du Crocodile. Les Noirs, affranchis, projettent de les exécuter. Hélas, pas de possibilité d'évasion en vue pour le Démon des Caraïbes ... Comment notre héros et ses hommes vont-ils s'en sortir ?
Un scénario parfaitement structuré qui tient en haleine jusqu'au bout, des personnages bien campés et un dessin réaliste parfaitement maîtrisé ... C'est tout bon !
Aussi passionnant et réussi que le premier volume ! Avec le recul, c'est quand même hallucinant de constater la quantité d'emmerdes cosmiques auxquels Lucas a du faire face pour pouvoir réaliser et produire ses films, qui sont pourtant parmi les plus marquants de l'Histoire du Cinéma !
C'est quelque part une belle leçon de vie : il faut toujours croire en ses rêves et ne jamais baisser les bras, même (ou surtout !) quand tout semble contre vous !
Sardaigne, de nos jours. On va suivre une adolescente qui, pour faire le deuil de sa mère partie deux ans plus tôt, va se lancer dans la moto et participer à une course régionale. Une décision qui, elle ne le sait pas encore, va changer sa vie.
J'ai adoré cette histoire ! Derrière son apparente banalité, le scénario traite de thèmes divers : le deuil, le courage, le dépassement de soi, la tolérance, l'amitié. De son côté, le graphisme minimaliste est très évocateur, entre un trait épuré et de grands à-plats de couleurs, et rappelle par bien des points le dessin tout en simplicité d'un Erwann Surcouf par exemple (DONJON PARADE, LES SAUROCTONES). En tant qu'amateur du minimalisme en dessin, j'ai bien sûr fortement apprécié.
Bref, ne vous fiez pas à l'apparente simplicité du dessin et osez entrer dans la course avec MOTOROSSA, vous ne le regretterez pas !
Un album évidemment frappant, surtout quand on sait qu'il s'agit de la retranscription en bande-dessinée d'une histoire vraie. Je l'écris sans passer par quatre chemins : j'ai adoré ce récit.
Et j'ai également adhéré au dessin, ce style "brumeux" évitant de montrer l'horreur du quotidien du camp de manière trop brutale ou trop réaliste. Le trait crée ainsi une certaine distance, salvatrice pour le lecteur, et facilite en quelque sorte la lecture, en nous éloignant - un peu - de l'innommable.
Fin d'un premier cycle. Un tome riche en révélations, dévoilant notamment les origines de BRUME et ses liens avec la sorcière Naia, des mystères qui nous tenaient en haleine depuis le premier épisode !
Entre une intrigue parfaitement construite, des péripéties qui s'enchaînent sur un bon rythme, un humour finement dosé, des personnages toujours aussi chou, un univers toujours aussi onirique et des dessins qui restent un vrai régal pour les yeux, ce tome 3 coche toutes les cases.
J'ai adoré. Et maintenant, en avant pour le tome 4 et le début d'un nouveau cycle !
C'est toujours un plaisir de retrouver DAD et sa "petite" famille. Même si là, c'est vrai, on est sur un album "de routine" où les gags ne sont pas des plus tranchants et où beaucoup de situations sentent le déjà-vu. Ça reste néanmoins toujours très sympa, aussi bien en terme d'ambiance (très "feel good") qu'en terme de qualité de dessin, avec un trait rond, doux et rigolo.
Un album au scénario aussi peu emballant que fourre-tout, parsemé de jeux de mots balourds assez insupportables. Dommage, car mêler Picsou à l'univers des cryptomonnaies et des nouvelles technologies était à la base une très bonne idée, mais hélas celle-ci a été mal exploitée selon moi. Les personnages sont plus ridicules qu'attachants et le scénar' part dans tous les sens et n'a parfois ni queue ni tête.
Un album tout juste sauvé par le très bon dessin de Kéramidas, dont c'est tout de même la troisième participation à cette série (après les tomes 2 et 6). C'est ce qui fait aussi que cette série "Disney by Glénat" devient de moins en moins intéressante au fil du temps : à force de toujours faire participer les mêmes dessinateurs, l'originalité des débuts s'étiole et on finit par se lasser de toujours retomber sur les mêmes types de dessins. A quand de nouveaux dessinateurs pour donner leurs propres visions de l'univers Disney ?
Un épisode correct. Sur AQUABLUE, Nao et ses alliés doivent faire face à un nouvel ennemi absolument terrifiant. En parallèle, les relations entre Nao et Mi-Nuee sont toujours aussi tendues et ne facilitent pas les choses.
Si la qualité globale du dessin reste convenable (ça fait penser un peu aux premiers albums de la saga, avec tout ce que les imperfections graphiques peuvent apporter comme charme), je regrette en revanche le manque de clarté du scénario, avec plusieurs passages quelque peu confus. On est loin de la qualité scénaristique des premiers tomes !
En soi, c'est plutôt divertissant. Sauf que ça n'a rien à voir avec un Corto.
Ni dans l'esprit (à cause d'un scénario dénué de poésie, de dialogues piquants et d'ésotérisme; bref de tout ce qui fait les qualités d'un bon album de "Corto") ni bien sûr dans le dessin, où le "style" graphique de Vivès me rebute au plus haut point, tant je trouve ça laid (bon, après, évidemment c'est chacun ses goûts). Seuls quelques personnages secondaires sont dans l'esprit de ceux qu'aurait pu inventer Pratt (j'ai bien aimé les personnages de Marcus et de "Trouble-fête").
Je n'ai rien contre le fait de vouloir moderniser CORTO MALTESE (après tout, pourquoi ne pas le mêler aux turpitudes de notre horrible XXIème siècle ?), mais il faut que ce soit bien fait. Ce qui, à mon humble avis, n'est pas le cas ici, tant dessin comme esprit sont éloignés de la série d'origine.
J'ai beaucoup souri. C'est drôle, frais, malin et subtil comme aux plus belles heures de la série. Et graphiquement, le style tremblotant et exagérément expressif de Sfar me convient parfaitement, d'autant qu'il est magnifiquement mis en valeur par les très belles couleurs de Brigitte Findakly.
Espionnage. Surveillance. Manipulation. Chantage. Mensonges. Trahisons. Et parfois assassinats. Bienvenue dans l'univers angélique des Services Secrets !
J'ai beaucoup aimé ce polar, qui brille surtout par l'efficacité de son scénario et sa crédibilité. Le dessin réaliste n'a en revanche aucune originalité mais reste bien exécuté et convient naturellement pour ce genre de BD. Un album qui permet d’appréhender quelque peu toute la complexité du métier d'agent secret et du quotidien des membres de la DGSE et de la DGSI.
Avec une intrigue digne des meilleurs romans noirs, LA COLERE DE FANTOMAS nous plonge dans le Paris de la Belle-Epoque en nous faisant redécouvrir le personnage de Fantômas, véritable "Génie du Mal", personnage totalement amoral, cynique, d'une violence et d'une cruauté inouïe (le Joker peut aller se rhabiller !). Grâce à un scénario parfaitement ficelé, dynamique à souhait, agrémenté de toute une galerie de personnages secondaires forts plaisants, riche en rebondissements, scènes explosives et moments rocambolesques, je me suis régalé à suivre les frasques de ce super-vilain.
Mais si scénaristiquement l'ensemble s'avère maîtrisé, c'est surtout graphiquement que cette BD sort du lot. Avec un dessin aux accents surréalistes et fantasmagoriques, tout en ondulations, volutes et exagérations, LA COLERE DE FANTOMAS est une véritable claque graphique. D'autant que la colorisation surchargée, dans une dominante de rouge et de noir qui évoque le sang, la peur et la mort, crée une atmosphère presque terrifiante qui s'avère particulièrement bien adaptée au personnage de Fantômas.
Avis pour les deux tomes (qui forment un diptyque) :
Le scénario trop confus et la galerie de personnages sans saveur (voire carrément idiots pour certains) ont eu raison de mon intérêt pour cette AGENCE QUANTA. L'histoire va trop vite, on passe souvent du coq à l'âne et certains passages n'ont parfois ni queue ni tête (le comportement des touristes de l'agence est carrément ridicule).
Côté dessin, ça reste efficace, dans un style franco-belge "classique" qui évoque autant le coup de crayon de Janry (SPIROU ET FANTASIO) que celui de Gazzotti (SEULS, SODA ...). Si l'ensemble demeure très correct, j'ai toutefois trouvé que le dessin était peu en phase avec le scénario (un trait plus réaliste aurait sans doute mieux convenu).
Bref, ça se lit, mais rien d'inoubliable.
Un second épisode aussi excellent que le premier. L'intrigue est toujours aussi prenante et amusante, les personnages toujours aussi attachants (j'ai particulièrement adoré la galerie de monstres, notamment l'Ankou), les dialogues toujours aussi succulents, il y a une vraie inventivité et le dessin reste une merveille pour les yeux !
(PS : attention, ce second volet est tout de même un tantinet plus sombre que le premier et je déconseille d'en faire la lecture aux enfants juste avant de les coucher ... ).