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Les derniers avis postés sur les albums de la série

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    ArvoBlack Le 22/03/2026 à 14:38:12

    "Les singes" résonne comme une œuvre étrange, de part le personnage du père de Manon, un être louche dès les premières planches de la BD. Il partage une relation particulière avec sa fille, une forme de complicité, mais quelque peu envahissante et gênante. Ce père a en plus une relation extra-conjugale avec sa belle-soeur qu'il cache à sa femme et sa fille...Bref, le genre d'homme dont il faut se méfier et le récit prend au fil des planches un ton dramatique, de multiples arcs narratifs s'ouvrent sans en refermer aucun. Ainsi la bande dessinée se termine de manière impromptue sans explication aucune, ni épilogue. "Les singes" se focalise sur la relation père-fille en occultant tout le reste ; mais les actes du père n'expliquent pas les faits, il n'y aucune introspection des personnages, ni remise en question sur leurs savoir-êtres et leurs comportements.

    Le dessin est soigné, mieux travaillé au début de l’œuvre, il perd un peu de force sur le milieu et la fin de l'album, je n'aime pas forcément la palette de couleur choisie pour raconter ce récit de vie. Une histoire dans le genre "Tranche de vie" avec des délires propres à Manon et son père, des séquences douteuses, "Les singes" de Yann Le Bec n'aura pas retenu mon attention sur la durée.

    Erik67 Le 05/03/2026 à 07:27:27

    J’avoue avoir été agréablement surpris par cette œuvre, qui, au premier abord, ne semblait pas particulièrement remarquable. Pourtant, au fil de la lecture, on se laisse progressivement captiver par cette histoire familiale, tissée de lourds secrets qui finissent inexorablement par conduire à un drame poignant.

    On ne peut s’empêcher de se demander comment tout cela va se dénouer, en suivant le parcours de notre jeune étudiante Manon, en quête de repères dans un contexte difficile marqué par l’absence de son père et la complexité de sa relation avec un père adultère. Sa réaction lorsqu’éclate la vérité s’avère particulièrement surprenante, révélant une force insoupçonnée.

    Le titre, évoquant le singe — animal si proche de l’être humain dans son mimétisme — trouve tout son sens dans la conclusion. L’histoire d’un jeu d’enfant, qui prend une tout autre signification à l’âge adulte, souligne la perte d’innocence et la transformation profonde de l’individu. Manon n’est plus la petite fille qu’elle était, et cette évolution est habilement soulignée.

    Le dessin, en bicolore noir et rouge, contribue efficacement à l’atmosphère du récit, renforçant cette ambiance sombre et tendue qui évoque le suspense d’un film d’Alfred Hitchcock. La palette restreinte sert magnifiquement la narration et accentue le malaise ambiant.

    En définitive, cette œuvre mérite d’être découverte pour sa dimension psychologique intense et troublante, qui instille un malaise profond et, paradoxalement, fascine.