Murena
13. Les Neronia
Une BD de Jean Dufaux et Jérémy - Dargaud - 2025
Un homme, une femme - un talent commun pour la manipulation, qu'il s'agisse de l'empereur ou d'esclaves gladiateurs, de poètes ou de femmes amoureuses... Tigellin, l'animal à sang froid, l'âme damnée de Néron, conseille à ce dernier d'organiser des Jeux grandioses pour distraire le peuple, lui faire oublier le grand incendie de Rome, la conspiration de Pison... et pour permettre à l'empereur de remporter les palmes du plus grand poète, et flatter ainsi son orgueil... Orgueil que Tigellin n'est pas le seul à manoeuvrer : la redoutable guerrière,... Lire la suite












En voilà une belle reprise, au niveau dessin et couleurs on revient dans la belle époque de de Philippe Delaby – L’élève aurait il rejoint le maître ?... je vous laisse débattre.
Le scénario est dans la continuité du tome 12 (de Théo) mais démarre un nouveau cycle (de 6 tomes)… le cycles de l’amitié, tout un symbole quand on connait un peu les liens entre les différents auteurs de la série.
J’ai relu les 13 volumes pour l’occasion et rien à redire (les scénarios du 10 et 11 sont pour moi un peu en dessous du niveau du reste mais reste de bonne facture, il faut dire que se sont les deux tomes juste après la disparitions de Philippe)
Ce n‘est que mon avis, mais, sur la forme, j‘ai trouvé que les dessins de Jeremy ne sont pas au niveau de Theo et (évidemment) de Delaby, et les textes des bulles lorsqu’ils sont en gras ne sont vraiment pas soignés. Sur le fond, rien à dire.
La mort de Sénèque, survenue dans le précédent tome, nous avait profondément marqués. La tentative de coup d'État contre l'empereur Néron a échoué, et les rivaux ont été éliminés, laissant place à un climat de tension et de méfiance au sein de l'Empire romain.
Néron reste un personnage central, fascinant par son charisme et sa paranoïa grandissante, ce qui renforce l'intensité de l'intrigue et la dynamique qui l'entoure. Dans ce contexte tumultueux, Murena, héros de cette fresque historique, se retrouve en très mauvaise posture, confronté à des manigances et des trahisons qui mettent à l'épreuve sa loyauté et son intégrité.
En ce qui concerne le graphisme, que dire ? Les dessins continuent d'être magnifiques, avec une gestion exceptionnelle des jeux d'ombre et de lumière qui intensifie l'atmosphère des différentes scènes. Chaque planche est une œuvre d'art à part entière, permettant au lecteur de s'immerger complètement dans cette période tumultueuse de l'histoire romaine.
Il y a une préface assez intéressante de l'auteur Jean Dufaux qui revient sur l'histoire de cette série qui a démarré au siècle dernier avec le regretté Philippe Delaby. Deux dessinateurs se sont succédais à savoir Théo Caneschi (tome 10-11 et 12) puis désormais Jérémy pour le dernier cycle qui s'annonce. Il faut savoir que les deux premiers tomes n'ont pas tout de suite trouvé le public car le genre péplum était véritablement délaissé. Il a fallu le succès du film «Gladiator» pour fidéliser les lecteurs.
Murena demeure plus que jamais une série culte, un véritable monument de la bande dessinée historique. C'est une œuvre incontournable que tout amateur de BD se doit de lire au moins une fois dans sa vie. En somme, ce dernier tome est un ajout essentiel à une saga déjà exceptionnelle, et je recommande vivement cette série à quiconque s'intéresse à l'histoire romaine et à des récits riches en intrigues.