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J’achève ce T4 et je rédige dans la foulée ce bref avis avec une motivation au ras des pâquerettes. À sa publication, je m’aperçois qu’il s’agit de mon 400e avis, un achèvement qui restera marqué par cette dernière lecture désespérante. Certes, je m’y attendais mais j’ai rarement été aussi satisfait de refermer un comics pour ne plus jamais devoir le rouvrir (Dark Nights: Death Metal - The Last Stories of the DC Universe 2020, #1, Dark Nights: Death Metal 2020, #6-7, Dark Nights: Death Metal - The Secret Origin 2020, #1 et Dark Nights: Death Metal - The Last 52: War of the Multiverses 2020, #1).
Pas moins d’une soixantaine d’auteurs – scénaristes, dessinateurs, coloristes et encreurs – ont contribué à la réalisation de cet album, la faute à cette multiplication de ties-in sur encore près de 300 pages. Las, je tourne une dernière fois les pages avec désinvolture et je ne m’arrête que lorsque le dessin me plait (Greg Capullo, Alex Maleev) ou que le scénario ressemble à autre chose qu’une causerie d’avant-match.
On approche enfin du terme de cette aventure cosmique et j’attends beaucoup de la conclusion de Scott Snyder. Je plaisante ! Il ne s’agit que d’un affrontement final basique, de quelques envolées philosophiques nébuleuses sur le multivers et tout est bien qui finit bien (enfin, sauf pour Wonder Woman, la véritable héroïne de cette histoire). Dans l’ensemble, Batman : Death Metal est une mini-série boursouflée qui surexploite jusqu’à la nausée le Batman-qui-rit qui constituait pourtant à l’origine une bonne idée. Bref, Snyder en fait trop.
Empruntée il y a quelques années à la médiathèque, je n’ai jamais réussi à poursuivre cette mini-série foutraque au-delà de son deuxième volume. La grandiloquence et le verbiage de Scott Snyder eurent, dès les premières pages du premier épisode, raison de ma patience. Magnanime, j’ai récemment souhaité lui donner une seconde chance en concentrant mon attention sur la lecture de la trame principale. Malheureusement, même cette dernière va de Charybde en Scylla (Justice League 2018, #53-57, Dark Nights: Death Metal - Infinite Hour Exxxtreme! 2020, #1, Dark Nights: Death Metal 2020, #5 et Dark Nights: Death Metal - The Multiverse Who Laughs 2020, #1).
Les ties-in ont pour vocation de développer certaines intrigues ou personnages secondaires d’une plus grande histoire (tout en permettant à l’éditeur d’engranger quelques ventes supplémentaires). Dans le cas présent, ils sont beaucoup trop nombreux et, recueillis de manière exhaustive par Urban Comics, ils ne contribuent qu’à noyer le lecteur. Ainsi, il n’y a dans ce T3 qu’un seul épisode de la série principale. Des seconds couteaux de la Ligue de Justice jusqu’à cet idiot de Lobo, tout le reste du contenu n’est que remplissage à l’intérêt discutable. À l’échelle de la série, les 7 épisodes de Batman : Death Metal sont ainsi dilués dans près de 1000 pages de ties-in accessoires.
Les pages se tournent donc avec indifférence et, aux deux tiers de l’album, lorsque l’on retrouve enfin le cinquième épisode de la trame principale et le joli trait de Greg Capullo, l’intérêt pour ce gloubi-boulga d’anti-crise et de multivers noir a disparu.
Si l’on fait abstraction du verbiage imbitable de Scott Snyder et de la flopée de scénaristes associés à cet event, le premier tome pouvait se résumer aux retrouvailles des super-héros dispersés dans un univers qui leur est hostile. Mais dans ce deuxième tome, l’intrigue n’avance que très peu ; il ne contient en effet qu’un seul épisode de la mini-série principale (Dark Nights: Death Metal - Trinity Crisis 2020, #1, Dark Nights: Death Metal - Speed Metal 2020, #1, Dark Nights: Death Metal - Multiverse’s End 2020, #1, Dark Nights: Death Metal 2020, #4, Dark Nights: Death Metal - Robin King 2020, #1 et Dark Nights: Death Metal - Rise of the New God 2020, #1).
Et c’est justement par ce quatrième épisode que j’ai commencé ma lecture. Au vu de la grosse ellipse narrative, on sent tout de suite que les trois ties-in qui précédaient avaient leur utilité mais ils ne sont pas pour autant indispensables (et c’est heureux pour ceux qui auraient cédé aux sirènes du marketing et ses éditions spéciales au doux prix de 10 € la vingtaine de pages). Au final, ce T2 n’est pas plus intelligible que le T1 mais ça va beaucoup mieux dès lors que l’on cesse de vouloir absolument tout comprendre. Après tout, on nage déjà depuis le début dans une terminologie absconse…
Par exemple, il est sympathique de voir convoquer certaines crises passées – Crisis on Infinite Earths (1985) / Infinite Crisis (2005) / Final Crisis (2008) –, même si l’on ne comprend pas vraiment ce qu’elles viennent faire là. Le tie-in relatif au Roi Robin m’a également plu. Certes, il ne sert pas à grand-chose mais il développe ce nouveau personnage, déjà rencontré au détour d’un autre tie-in dans le T1, et est superbement illustré par Riley Rossmo au trait si reconnaissable.
J’en arrive à penser qu’il faut prendre Batman : Death Metal comme une lecture récréative que personne ne comprendra jamais en totalité mais où chacun peut cependant trouver un fragment, un tie-in, qui lui plaira.
Pour faire bonne figure – mais sans grand enthousiasme, je dois bien l’avouer – et aussi pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai relu les trois tomes de Batman : Metal avant d’entamer sa suite : Batman : Death Metal. Cela n’aura cependant pas été d’un grand secours et l’imbitable multivers noir de Scott Snyder m’a largué au bout de seulement quelques pages (Dark Nights: Death Metal 2020, #1-3, Dark Nights: Death Metal - Legends of the Dark Knights 2020, #1 et Dark Nights: Death Metal - Guidebook 2020, #1).
Ce premier tome débute par une double-page listant les albums qu’il faudrait avoir lu pour comprendre le cheminement de Snyder entre son Batman-qui-rit et sa Justice League. Mais plutôt que des conseils de lecture, c’est une véritable introduction en termes clairs qu’il eut fallu proposer au vu de la complexité du sujet. À défaut, on plonge dès les premières pages, et durant les trois premiers épisodes de la mini-série principale, dans un flot ininterrompu d’explications incompréhensibles sur le multivers noir. Je saisie évidemment le gros de l’intrigue mais les personnages et les scènes s’enchainent et les pages se tournent avec indifférence. Même le dessin de Greg Capullo m’indiffère. S’il est comme à son habitude au top, le défilé de super-héros accoutrés comme s’ils se rendaient à une soirée déguisée de Batman – jusqu’au dinosaure et aux véhicules… – ne m’inspire qu’un sentiment d’overdose (alors que les Batmen maléfiques constituaient l’idée originale du premier opus).
Parmi la multitude de ties-in réalisés par une multitude d’auteurs, deux d’entre eux concluent ce T1 et apportent heureusement leur lot d’histoires courtes, légères et plus aisées à suivre. Je retiendrais celle du Batmanhattan / Darkest Knight (bien que je me sois demandé ce que le Dr Manhattan venait faire dans cette galère si ce n’est pour le jeu de mots), celle du Roi Robin et, plus anecdotique, celle du Bébé Batman. Le "manuel" propose aussi, sans être indispensable, un bon résumé de la chute de la Terre face à d’autres Batmen maléfiques.