L'Échelle de Richter
Une BD de Raphaël Frydman et Luc Desportes - Gallimard (Gallimard bande dessinée) - 2021
À Paris, au cœur de la nuit, une jeune femme est retrouvée morte dans sa chambre d'hôtel. Autour de ce décès aussi sordide que mystérieux, un faisceau d'indices, et une enquête criminelle où se télescopent petites frappes, star du rap, sans papier, médecin, comédienne, ic à la dérive... Tous sont impliqués, de près ou de loin. Morceaux de vies et fragments d'intimité s'imbriquent et se répondent, semblant jouer en réseau à proximité de l'horreur. Une plongée en eaux troubles. Un récit choral poisseux et magistral.








Région parisienne de nos jours. Dans un hôtel miteux, le corps d'une jeune fille est retrouvé sans vie. Que faisait elle là ? Que s'est-il passé ? Au gré de l'enquête de police, Raphael Frydman dresse le portrait d'hommes et femmes miséreux, looser sur les bords, et relativement attachants
Voilà un bon gros pavé qui se lit très facilement. En effet le style épuré, les dessins, qui font plus penser à des croquis, le tempo et le découpage de l'histoire permettent une lecture fluide et rapide. J'ai eu l'impression d'avoir entre les mains un storyboard, ce qui n'est pas forcément surprenant, compte tenu de l'expérience des auteurs.
Concernant le scénario, nous sommes en présence d'un polar tout ce qu'il y a de plus classique, que l'on pourrait typiquement retrouvé dans un épisode du vendredi soir d'une série de France2. Rien d'extraordinaire donc mais rien de rédhibitoire non plus. Et pourtant cette histoire me laisse un goût d'inachevé. En effet le parti pris de s'attarder sur des personnages, liés de près ou de loin à l'affaire, ne permet pas de suivre le déroulé de l'enquête. Ce qui en soit est assez déroutant mais également, pour ma part, un peu dérangeant.
Un ouvrage qui pour moi ne nécessite pas forcément une acquisition mais qui au hasard d'un rayon d'une bibliothèque peu très bien faire l'objet d'un emprunt.
Une brique curieuse, sans cases. Une histoire en noir et blanc a priori décousue. Des tas de personnes sans lien apparent. On lit la première histoire, d Hassan, puis la deuxième, puis on sait plus décoller. J'ai été vite scotché â cette brique où tout s interpenètre de façon sourde. Un must polar à lire de toute urgence. Serais pas étonné d'une version ultérieure cinématographique.